Le condensé de ce qu'il s'est passé cette nuit Down Under.

Pas un grand jour pour Goffin

Il y a des jours comme ça… David Goffin a bien tenté de sonner la révolte mais ce samedi c’est bien Daniil Medvedev qui s’est montré le plus costaud (6-2, 7-6(3), 6-3). Le Russe disputera ainsi le premier huitième de finale de sa carrière en Grand Chelem et franchement c’est mérité. Il a joué le plomb dans le premier set, eux deux fois un break d’avance dans le deuxième et était encore le meilleur joueur des deux dans la dernière manche. Ses grandes frappes à plat, sa puissance et sa science des angles ont totalement empêché le Liégeois de mettre son jeu en place.

Pas forcément dans un grand jour, Goffin n’a pas pu imposer sa cadence ni entraîner Medvedev dans une filière suffisamment longue et ardue pour le pousser à beaucoup cogiter et rater. C’est évidemment une déception pour Goffin mais il ne partait pas favori de ce match du fait de ce contexte de retour de blessure. Et sur cette Melbourne Arena on a bien constaté qu’il manquait encore trop de matches joués à cette intensité face à un joueur de ce calibre pour réussir à déjà retrouver son meilleur niveau de jeu, sa meilleure intensité physique et son mental de guerrier.

Svitolina, quel panache

Image rare : deux joueuses de simple assises l’une à côté de l’autre après la fin d’un match âprement disputé. Et pourtant, Elina Svitolina l’a fait : elle est venue auprès de Shuai Zhang après sa victoire (4-6, 6-4, 7-5) en 2h54 d’un énorme combat. Des sourires, des encouragements : une belle émotion qui a fait la joie du public. Il faut dire que les deux jeunes femmes se sont livré une bataille dantesque d’intensité physique sur la Rod Laver Arena. L’Ukrainienne, toujours soutenue par Gaël Monfils dans son box, a bien failli tout perdre quand elle n’a pas réussi à conclure à 5-3 dans la manche décisive. L’épaule droite en souffrance depuis le début du deuxième set, elle était aussi menée 3-1 dans ce troisième set avant que les nerfs et le dos de la Chinoise ne la remettent dans le match. Du début à la fin, un très grand moment de tennis.

Osaka grandit bien

Au bord du gouffre à 7-5, 3-0 pour Su-Wei Hsieh, Naomi Osaka a continué de prouver qu’elle était bien une grande championne. Alors qu’elle était en train de griller tous les fusibles face au jeu à la Fabrice Santoro de son adversaire, la Japonaise a su ajuster sa tactique et appliquer le seul plan de jeu possible : à l’abordage, toute! En refusant l’échange, en prenant tous les risques dès les deux premiers coups de raquette et en cessant de se plaindre de son sort après chaque point perdu, elle a totalement renversé la situation (5-7, 6-4, 6-1). Elle a peut-être passé un gros cap mental dans ce tournoi mais un autre défi cérébral l’attend en huitièmes de finale face à Anastasija Sevastova. Si elle s’en sort de nouveau, alors là oui la gamine sera devenue une vraie menace pour le titre à Melbourne.

Williams et Nishikori sans souci

L’Américaine et le Japonais ont survolé leurs matches du troisième tour. Serena Williams n’avait évidemment aucun souci à se faire face à la jeune ukrainienne Dayana Yastremska (6-2, 6-1) et Kei Nishikori, après deux drames en cinq sets, a réussi à plier son duel face à Joao Sousa sans perdre une manche (7-6(6), 6-1, 6-2). Circulez, il n’y avait rien à voir.