David Goffin est en mode "Mister zen" à Londres.

Ce lundi, il a su parfaitement imposer son jeu pour passer le premier tour aux dépens du 87e joueur mondial Bradley Klahn (6-4, 6-4, 6-4) : solide comme un roc à l’échange, agressif et opportuniste quand il le fallait. "C’était vraiment bien. J’étais vraiment très solide, très confiant sur mes jeux de service, je sentais que j’étais au-dessus dans l’échange. Il fallait vraiment rester concentré car il pouvait aussi faire des coups brillants, donc il fallait être vigilant. Je suis resté calme et serein."

Le Liégeois a confié au passage qu’il était évidemment bon "d’économiser ses forces en début de tournoi" et "surtout avant d’enchaîner sur Jérémy Chardy". Le Français, aujourd’hui 81e mondial, est une véritable menace du fait de sa grande puissance de frappe et de sa qualité de service. Mais la perspective d’en découdre avec cet ami ne va pas le rendre nerveux plus que ça. "Je m’entends très bien avec Jérémy. C’est un joueur vraiment très dangereux, ultra-agressif avec le service et le coup droit comme armes. Il a beaucoup progressé au filet, en slice aussi et même sur son revers ça peut aller très vite, même s’il peut aussi faire de grosses fautes. Il peut avoir de très bons passages. Il faut être le plus solide possible, agressif, et essayer de le faire rater, de le bousculer."

Les certitudes sont là, les bases sont solides et on sent que Goffin a envie de frapper très fort ici : "La confiance est là, j’espère faire un bon match, mais c’est vrai que parfois, il peut jouer tout seul. Je suis vraiment bien dans ma tête, bien dans mes coups. L’attitude est là. Je suis cool. Pour le moment, c’est vraiment bien. Cela me fait du bien d’enchaîner les bonnes prestations." Alors la polémique sur la lenteur des courts cette année à Wimbledon, elle lui passe très au-dessus. "Chaque fois que j’ai tapé, je me suis dit que c’était un peu plus lent mais que ça restait une surface faite pour les attaquants, sur laquelle on peut aussi jouer du fond du court comme je le fais ou comme Djokovic peut le faire. J’ai joué sur les terrains de match cette semaine avec Roger et je peux vous dire que pour les attaquants, ici, ça fonctionne bien aussi !"

Dans le petit monde de Goffin made in London, pour l’instant, tout est rose.