Ysaline Bonaventure, 129e joueuse mondiale, a perdu face à l'Américaine Sachia Vickery (WTA 123), 23 ans, lundi, au premier tour de l'Open d'Australie, première levée du Grand Chelem de tennis.

Bonaventure disputait à 24 ans le premier match de sa carrière dans le tableau final d'un Grand Chelem en simple. Pour y arriver, la Stavelotaine a dû franchir trois tours de qualification. Elle a perdu lundi à Melbourne en trois sets contre Vickery (6-2; 4-6; 4-6) après une heure et dix minutes de jeu. Bonaventure était la première Belge à entrer en compétition lundi.

Malgré un break d’avance dans la manche décisive et de multiples occasion, la Belge a craqué mentalement. Sa déception était donc grande après cette belle occasion manquée.

Il doit y avoir beaucoup de frustration après cette défaite au premier tour…

"Oui bien sûr. Je pense que j’ai un peu loupé le coche. Je fais un super bon premier set et puis je commence un peu à me frustrer parce qu’elle prend un peu plus de temps, qu’elle commence à dire qu’elle est blessée, qu’elle a besoin du kiné. Je savais qu’elle faisait ce genre de choses mais je me suis fait avoir. Et puis dans le troisième set, le stress a pris le dessus. En menant 3-2, 40-15, puis en ayant deux balles de break à 3-3, je n’ai pas su gérer le stress, j’ai commencé à faire trop de fautes, à me précipiter, à utiliser que mon bras et pas mes jambes. J’étais un peu tétanisée, car j’ai commencé à me rendre compte que je pouvais gagner. Mon tennis était quand même meilleur que le sien mais je lui ai un peu donné le match. C’est de ma faute. J’ai fait l’erreur de déjà me voir au deuxième tour."

Travaillez-vous ce côté mental avec quelqu’un ?

"Je pense que j’ai déjà fait tous les coaches mentaux de la Belgique et de la Hollande… (sourire) Au final on a beau me dire de prendre mon temps, de respirer mais bon quand même bras lâche et que je fais des fautes et des fautes… On me donne des conseils, mais sur le court c’est à moi de gérer. Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive, mais la première fois que c’est aussi flagrant. Je perds le match toute seule, je lui ai donné les points, elle a juste eu à mettre la balle dans le terrain."

Réussissez-vous tout de même à voir le positif de cette belle aventure qui peut être une rampe de lancement pour la saison ?

"Pour le moment, c’est un peu difficile de voir le positif car clairement c’est moi qui devais être au deuxième tour. Je suis déçue, mais ça reste quand même mon premier Grand Chelem, et j’espère que j’arriverai mieux à gérer la prochaine fois. J’ai montré du bon tennis, j’ai montré que j’avais bien bossé physiquement. Il ne me manque que quelques petits détails. J’espère que la confiance ne va pas partir à cause de cette défaite qui fait vraiment du mal au moral."