Pascal Biebuyck a dominé de bout en bout la Vosgéenne (305 kilomètres), moyenne distance de Paris-Alsace.

Deux jours après son exploit sur Paris-Alsace, Pascal Biebuyck est détendu. Juste une petite douleur… aux lèvres ! La faute au soleil ! "Au prologue à Neuilly-sur-Marne et sur la première étape à Château-Thierry, c’était le déluge. Mais pour le reste, le soleil est apparu et il a même fait chaud. J’aime ça."

Le marcheur de Basècles aura été en tête de cette Vosgéenne (305 kilomètres) de bout en bout, remportant toutes les étapes. Il a pu compter sur une solide équipe, composée de sa fille Emeline, de son beau-fils Stan et de ses potes Philippe et Frédéric. Il termine avec 54 minutes d’avance sur Saadi Lougrada.

Pascal était ambitieux. "Je voulais avoir le maillot de leader à l’issue du prologue. Mission accomplie. Ensuite, la première étape s’est avérée difficile, comme prévu, avec de gros pourcentages."

Figurer en tête n’est pas évident. Pascal n’avait aucun point de repère, sinon sa régularité, autour des 8 km/h de moyenne. "J’ai juste eu un coup de mou avant l’arrivée de l’étape de 203 kilomètres vers Épinal. J’ai demandé à mon équipe de me laisser me reposer un peu. Après 8 minutes, j’étais reparti et Frédéric a marché avec moi. Avant la dernière journée, je possédais 45 minutes d’avance. Mais il y avait encore les cols du Bonhomme et du Calvaire. Connaissant bien le parcours, j’ai géré, et à la fin j’étais survolté."

Lors de l’ultime transition vers Ribeauvillé, Pascal a même rattrapé Jean-Marie Rouault, leader de la Mythique (426 kilomètres). "Son équipe m’a demandé de le laisser franchir la ligne d’arrivée en premier. J’ai accepté. Puis ses proches m’ont dit qu’il n’était pas bien et que je pouvais y aller. Mais au final, le directeur de course m’a sollicité pour que Jean-Marie passe d’abord. J’ai donc attendu puis j’ai franchi la ligne avec mon équipe."

Pas étonnant que Pascal ait reçu aussi le prix du jury pour son style et son fair-play.

Ce statut de premier de la classe lui aura en tout cas permis de voir beaucoup de monde sur le bord de la route. "À Kaysersberg et à l’arrivée à Ribeauvillé notamment, c’était incroyable, tous ces encouragements. Quand j’ai passé la ligne, j’ai eu une grosse pensée pour ma femme et mes enfants ainsi que pour mon coach, Freddy Denis. Beaucoup d’émotion. C’est la plus grande victoire de ma carrière."

En 2020, pour sa 10e participation, il entend s’aligner sur la Mythique. Un défi de plus !