Meslin a terminé 2018 en boulet de canon et trône en tête de la 2A.

Meslin finit donc en tête de la 2A en 2018 après un beau succès (1-3) à Templeuve. Valeur sûre de la série, la bande à Laurent Debruxelles peut-elle aller au bout ? Il est encore trop tôt pour le dire. Le coach préfère évoquer l’instant présent. Mais si Meslin se retrouve dans cette position, ce n’est pas par hasard.

"Je vais enfoncer des portes ouvertes mais le travail paie. Les entraînements sont suivis, rythmés et sérieux et ça porte ses fruits. Je suis ici depuis six saisons et je connais bien le groupe. Ça aide. Je dispose de garçons intelligents, qui ont connu une période creuse avec un point sur dix-huit et qui ne prennent personne de haut. Ces mauvais résultats auraient pu altérer la relation entre le staff et les joueurs, mais ça n’a pas été le cas", indique-t-il.

Le T1 met en exergue aussi le rôle de son T2, Jonathan Duquène. "Quelqu’un d’intelligent, qui a beaucoup d’humour. Nous sommes très complémentaires. Il est plus qu’un second pour moi, même s’il respecte la hiérarchie. C’est très agréable à vivre."

Autre facteur important : la réussite devant le but. Meslin a marqué 43 fois. "Le danger vient d’un peu partout. Nous tablons sur 15 buteurs différents."

À ce sujet, Laurent va bientôt en perdre un fameux. "Mathias Gortz partira le 15 janvier vers l’Asie pour vivre une expérience de vie, sans date de retour. Julien Bruggeman prend le même chemin mais lui pour deux mois seulement."

Meslin est une équipe habituée à jouer le tour final. L’appétit pourrait grandir, même si Laurent Debruxelles reste prudent. "Il reste 13 matchs et pour moi, le grand favori reste Warcoing. Il y a trois saisons, nous étions encore en course après 25 journées et j’avais fait passer le message au groupe comme quoi le club ne se sentait pas prêt. Je ne commettrai plus la même erreur. Les dirigeants le diront s’ils le souhaitent. Mais le président a déjà dit qu’il ne freinera pas le groupe."

Néanmoins, Laurent s’interroge sur la pertinence d’une montée. "Un coach et ses joueurs veulent toujours gagner et certains garçons aimeraient accéder à la P1, assure-t-il. Mais le jeu en vaut-il la chandelle ? Les équipes du bas de tableau en P1 sont essentiellement des formations montantes. Le fossé est là. Alors, est-il plus agréable de jouer le haut en P2 ou d’avoir 15 points après 20 journées et de galérer en P1 ? Sans compter les longs déplacements. Meslin n’a toujours pas son propre terrain non plus. Mais encore une fois, ce groupe est formidable et si nous sommes encore en lice à trois journées du terme, il sera temps d’aviser. Ce qui est sûr, c’est qu’avec 5 points d’avance au niveau de la deuxième tranche, nous avons déjà une belle occasion de nous qualifier pour le tour final."