Les délégués des équipes A de Belœil et de Péruwelz se connaissent bien.

Un entretien avec Manu Debliqui et Michel Delezenne n’a rien d’inquiétant. Sauf peut-être pour les chaises. Mais elles ont tenu le coup ! Plus sérieusement, les délégués de Belœil et de Péruwelz ont accepté de préfacer, dans la bonne humeur, le derby de dimanche. Un match pas comme les autres en P1.

Vous vous connaissez bien ?

Manu : "Oui, et on s’apprécie. On ira boire une pinte avant le match. Et une après, bien sûr."

Michel : "Nous nous sommes connus via le foot, depuis que Péruwelz joue contre Belœil."

Cette rencontre arrive tôt dans la saison. Comment jugez-vous votre équipe actuellement ?

Manu : "Nous avons un point sur six. Nous devrions en compter deux. Un nul à Binche n’aurait pas été immérité. Nous sommes partis pour deux derbys d’affilée. Après Belœil, ce sera le Pays blanc. Nous allons essayer de prendre des points. Avec son milieu de terrain performant et sa force offensive, Belœil semble en forme et sera clairement favori par rapport à son début de championnat et à sa préparation. Je rappelle que nous avons été sortis en Croky Cup et aussi très vite en Coupe du Hainaut."

Michel : "Notre début de saison est impeccable. En amicaux, nous avons montré de bonnes choses. Et en Coupe de Belgique aussi. Lors de notre match face à Gand, nous avons appris beaucoup. Et contre Hamme, on a vu les erreurs à ne plus commettre, même si nous avons livré une belle prestation. Quant à l’évolution de l’équipe de Péruwelz, j’ai suivi ça d’assez loin. Elle a des problèmes offensifs ? Possède-t-elle encore un bon gardien ? Ah, c’est toujours Montuelle au but ? D’accord."

Ces dernières années, de petites tensions sont apparues entre les deux clubs, et pas forcément au niveau des équipes Premières. Comment les avez-vous vécues ?

Manu : "Je reste un peu à l’écart, même si je suis aussi le CQ du club. Après le match, je rentrerai à la buvette avec Michel et il n’y aura aucun problème. Les tensions sont apparues aussi quand il y a eu des mouvements de joueurs entre les clubs en Premières. Le dernier à être passé d’un club à l’autre, c’était Valéry Saval."

Michel : "Moi, je suis délégué, point barre. Le reste, les querelles éventuelles, ça ne me concerne pas. C’est vrai qu’il y a parfois eu des transferts de joueurs entre les clubs. Je pense par exemple à Maxime Leroy, qui prenait déjà de l’âge chez nous mais qui a montré ensuite avec Péruwelz qu’il en avait encore sous le pied."

Certains derbys vous ont-ils marqués plus que d’autres ?

Manu : "Du temps du Racing Club de Péruwelz, je me souviens de l’affrontement contre ce qui était encore Quevaucamps, pour le titre de P2. Et puis, la saison dernière, chez nous, le quadruplé de Manu François."

Michel : "Moi, c’est le souvenir de Patrice Meurant à plusieurs reprises. Patrice sait rester d’un calme olympien mais, face à nous, c’était différent. Quand on battait Péruwelz, il sortait de sa ligne droite. Mais je me suis très bien entendu avec lui, également en dehors du foot."

Un pronostic pour dimanche ?

Manu : "1-2, avec le but victorieux dans les arrêts de jeu."

Michel : "On va gagner 2-0."

Manu Debliqui : "Je compose mon équipe"

Manu Debliqui a 38 ans. Il est au club depuis 1996. Il a donc connu le RRC Péruwelz et, depuis 2010, le Péruwelz FC. "J’ai débuté comme délégué chez les jeunes, où je suivais mon frère. Petit à petit, j’ai suivi l’équipe Premières. En D3, nous étions trois délégués, avec Bruno Huant et Jacky Desterke, à nous relayer. Quand le PFC est né, je suis reparti de la P4 avec l’équipe A. Et lorsque William Brulard a stoppé comme CQ, on m’a demandé de prendre le relais. En tant que délégué, je gère la feuille de match. Je prends connaissance de la liste des quinze noms que Jonathan Krys me communique après le dernier entraînement de la semaine. Puis je m’amuse à faire l’équipe avec le onze de base. Très souvent, ça colle à celle du coach."

Michel Delezenne : "J'ai massé les joueurs"

Michel Delezenne a 63 ans. Il est le délégué de la P1 de Belœil. "Je suis de Quevaucamps, où j’ai joué en jeunes avant de mettre le cap sur Bernissart comme délégué des jeunes. Quand mon fils est venu ici au club, je l’ai suivi. Il y a treize ans, je suis devenu délégué de la P1 à la demande de Yohan Miroir, qui coachait l’équipe et qui me connaissait. Puis Freddy Destrain a été nommé coach et m’a demandé de rester. Il faut s’occuper des arbitres, rester avec eux. Je vais encore faire deux ans puis je stoppe. Ma femme doit encore travailler deux ans. Moi, je suis retraité. Je nous verrais bien monter cette saison, comme ça je fais ma dernière année en D3 amateurs. Je m’occupe de la sélection dès le vendredi. J’encode les noms. Et le dimanche, avant le match, Sébastien Terlin me dit qui est sur le banc. Je ne suis pas soigneur mais je massais aussi les joueurs, plus maintenant à cause de mon dos. Jonathan Delannoy, passé par Tournai et le Pays blanc, ne voulait se faire masser que par moi. Le mardi et le jeudi, je tiens aussi la buvette."