Trentenaire, le club misera notamment sur les longues distances.

La belle aventure dure depuis 30 ans. Et le TRIGT, au fil des années, a bien grandi.

Du chemin a été parcouru depuis 1989, date de la création du duathlon club Hollain. Quelques bénévoles avaient alors organisé une compétition sportive assez originale avec une cinquantaine de sportifs peu habitués à ce genre d’effort. Au menu à l’époque : 5 km à pied suivis d’un contre-la-montre de 40 km et enfin 5 km à pied à nouveau. Il y aura ensuite l’affiliation à la Fédération belge de triathlon, la création de l’école des jeunes en 1997 et en 2001, le club prendra sa dénomination actuelle de Triathlon du Grand Tournaisis.

"Une évolution qui s’inscrivait logiquement dans le cadre de l’extension des activités du club, relève Jacques Naveau, président du TRIGT. Nous sommes le seul club francophone à avoir reçu l’organisation des championnats de Belgique de duathlon et ensuite de triathlon en quart olympique. Et après avoir organisé 26 championnats de Belgique, nous sommes aujourd’hui candidats à l’organisation d’une épreuve de Coupe d’Europe seniors pour 2020-2021."

En cette année 2019, le TRIGT sera encore à la baguette en matière de grands rendez-vous. "Nous réorganisons à Tournai les championnats de Belgique en triathlon teams seniors hommes et dames et jeunes également. Notre épreuve des Chaufours fait aussi partie du calendrier des teams serie s."

Parmi les grands défis de 2019, les jeunes ne seront pas oubliés. "Nous entendons faire arriver ou maintenir nos jeunes dans le top belge", confie Jacques.

Plusieurs gros projets sont déjà sur les rails. Ainsi, le TRIGT misera aussi et encore plus sur les très longues distances. "Quatre athlètes bénéficieront d’un contrat pro label Ironman et pourront se qualifier sur plusieurs courses en vue des championnats du Monde à Hawaï d’octobre. Ils auront un équipement et un vélo spécialement conçus. Il s’agit de Pierre Balty, Wouter Monchy, Kevin Rundstadler et Dylan Magnien. Nous avons reçu beaucoup de demandes pour rentrer dans cette équipe new-look et on a dû refuser de belles candidatures. En longue distance dames, il y aura aussi deux pros, Justine Mathieu et Annabelle Pirotte."

Bref, le TRIGT s’annonce encore gourmand cette saison.

Trigt © Devaux

Avec aussi des ambitions olympiques

Plusieurs athlètes du TRIGT vont faire la chasse aux points. Si l’année 2019 marque d’abord les 30 années d’existence du TRIGT, elle s’avère aussi très importante à plus d’un titre. Ainsi, trois athlètes vont se disputer un ticket pour les JO de Tokyo 2020.

“Peter Denteneer, Erwin Vanderplancke et Christophe De Keyser sont en course, confirme Jacques Naveau. Ils partiront donc à la cueillette des points pour être au moins dans les 65 athlètes retenus par le CIO.

C’est simple sur papier : la Belgique peut inscrire deux athlètes d’office et un troisième qui doit être dans les 35 premiers dans le ranking olympique. “En sachant que deux athlètes flamands sont déjà dans les 65 premiers, faites le compte. Par ailleurs, une bonne nouvelle nous est parvenue : Erwin Vanderplancke vient d’obtenir son premier contrat Rosetta à mi-temps ! Maintenant, Erwin et Christophe vont de toute façon faire le voyage puisqu’ils font partie de l’équipe relais. Mais une qualification à titre individuel reste toujours quelque chose de très spécial. Ils devront donc performer.”

Au niveau belge, le TRIGT va tenter de remporter à nouveau les teams series comme il l’avait fait en 2018 chez les messieurs et rester ainsi le meilleur club de Belgique côté masculin. “C’est l’objectif, oui. Maintenant, il faudra voir ce que nous réserve la concurrence , indique Jacques Naveau. Nous aimerions aussi et surtout remporter notre manche à Tournai lors du week-end des Chaufours, où nous aurons encore la chance d’organiser le championnat de Belgique des teams. Nous voulons cette victoire. Chez les filles aussi, nous aurons des atouts. Nous aurions pu prétendre à la deuxième place en teams series sans la pénalité dont a été frappée Annabelle Pirotte l’an dernier pour un casque mal déposé.”

Trigt © Devaux

Chez les dames: Kelly Decaluwé et Emma Claisse veulent se montrer

Si la concurrence au sein même du club devient de plus en plus forte, le TRIGT misera toujours sur ses régionaux, dont des valeurs sûres chez les messieurs comme les Verstraete, D’Harveng et autre Sottiau. Chez les dames, Emma Claisse et Kelly Decaluwé vont aussi tenter de tirer leur épingle du jeu comme chaque année. “En triathlon, j’ai fait du championnat de Belgique par équipes à Tournai une de mes priorités, commente Emma Claisse. Et puis, je vais essayer aussi d’aligner un top 10 sur un duathlon de D1 en France. J’ai également pointé le triathlon de Gérardmer et je souhaiterais bien entendu reprendre mon titre de championne de Belgique de duathlon. Je vais continuer à emmagasiner de l’expérience durant cette saison.”

Kelly Decaluwé, elle, devra composer avec ses obligations professionnelles. “Ce sera compliqué cette année. J’aimerais tellement me montrer mais avec un boulot d’institutrice par intérim, ce n’est pas évident du tout, à la fois au niveau de l’organisation et du budget. Heureusement, je suis contente d’être à mi-temps chez Want you bike. Cela ne veut pas dire que je ne me suis pas préparée cet hiver, mais c’est encore plus compliqué que d’habitude. J’espère bien me comporter lors des Nationaux de triathlon et de duathlon. Je vais aussi disputer trois demi-triathlons, à Grammont en juin, Eupen en août et Ironlakes en septembre. Évidemment, il y aura aussi le National par équipes à Tournai.”