S’il y avait moins de monde, les couacs de 2018 ont été gommés. Le marathon pourrait repasser en avril en 2020.

La deuxième édition du marathon de Namur s’est conclue sur une très bonne note. Les échos unanimes dans l’aire d’arrivée suffisaient déjà à confirmer ce constat.

Au total, ce sont très exactement 2 536 coureurs, 661 marathoniens et 1 875 semi-marathoniens qui ont envahi les rues de la capitale wallonne et les bords de Meuse dimanche, encadrés par 400 bénévoles.

"La seule petite déception, mais qui n’est pas nécessairement une déception, est la participation moindre qu’en 2018", avance Nicolas Bonomi, organisateur.

Rappelons en effet qu’il y a douze mois, on avait recensé 3 848 coureurs sur les deux courses. "J’ai trois explications", poursuit Nicolas Bonomi. "Il y avait eu quelques couacs, et pas mal de coureurs ont préféré faire l’impasse, en attendant de voir comment cela allait se passer cette année. Il y avait par ailleurs trois marathons le même jour en Belgique, Namur, Visé et un troisième en Flandre. On va tout faire pour déplacer le marathon de Namur en avril 2020. Enfin, le marathon avait lieu aussi le même jour que la fête des mères."

Nicolas Bonomi revient sur les couacs de l’année passée, et évoque les solutions mises en place : "Il y avait eu un problème concernant la qualité de l’eau aux ravitaillements", rappelle ce dernier. "On a fait un gros travail en amont avec la SWDE, pour que les bouches soient bien nettoyées, et qu’il y ait des contrôles qualité. Par ailleurs, en 2018, au niveau de secours, on avait travaillé avec une ASBL. Cela ne s’était pas bien passé. Le médecin de la course n’était même pas venu. Cette fois, on avait choisi de travailler avec le CHR. Tout s’est déroulé pour le mieux. Qui plus est, son personnel n’a eu que quatre ou cinq interventions à effectuer, et rien de grave."

Ajoutons qu’à l’inverse de 2018, la course était cette fois-ci homologuée. "On a appris la nouvelle deux semaines avant la course seulement", précise Nicolas Bonomi. "Elle sera évidemment encore homologuée en 2020. Cela devrait nous amener encore plus de coureurs de qualité, et aussi pas mal de monde."


Daniel Piron, 79 ans et 43 marathons

À 79 ans, Daniel Piron était de loin le doyen des 661 marathoniens qui ont allongé les bornes dans les rues de Namur dimanche, devant deux autres septuagénaires âgés de 72 ans. Déjà présent à Namur lors de la première édition, le Erpentois Daniel Piron courait son 43e marathon. Il a bouclé la distance mythique en 5 h 10’, après être passé au semi en 2 h 27’. Et Daniel Piron ne compte évidemment pas s’en arrêter là. Au mois de novembre, il s’attaquera à son 44e marathon, celui de Porto, en compagnie de son fils. Il y avait certes plus âgé que Daniel Piron dans la capitale wallonne, mais sur semi-marathon. Robert Mantia, 83 ans, a bouclé les 21,1 km en 2h 59’.