Plusieurs clubs ou équipes comme Redu devraient disparaître la saison prochaine.

Ce n’est pas nouveau, l’existence et parfois la survie d’un club ne tiennent souvent qu’à quelques bénévoles qui ne comptent pas leurs heures pour permettre à quelques passionnés de se retrouver sur le terrain le dimanche sur le coup de 15 heures.

Mais au fil des années, on se rend compte que ce bénévolat devient de plus en plus une denrée rare. Si bien que chaque saison, on apprend qu’un ou plusieurs clubs doivent fusionner dans le meilleur des cas ou tout simplement mettre la clé sur le paillasson.

Dans la commune de Wellin, après Transinne, c’est au tour du club de Redu d’annoncer la fin de ses activités. Créé en 1963, le club avait déjà connu une première alerte.

"En 2013, nous avions repris nos activités après trois années sabbatiques et nous espérions voir des jeunes venir nous rejoindre et redynamiser un comité qui s’est réduit au fil des années", explique le président, Jean-Yves Binsfeld. Mais ça n’a pas été le cas. À partir de là, si ça n’intéresse plus personne, on n’avait plus beaucoup le choix."

Une telle décision est évidemment très difficile à prendre pour des personnes qui ont donné de très nombreuses années de leur vie au club.

Et avant d’en arriver à une telle extrémité, toutes les pistes avaient été abordées. "À une époque, Transinne avait été intéressé mais on sait ce qu’il est advenu de ce club qui a mis fin à ses activités", enchaîne le président. "Dans notre coin, Villance n’est pas intéressé parce que le club fonctionne très bien tout seul. On avait eu des touches avec Wellin et Tellin mais ça s’est avéré des feux de paille."

À Redu comme dans de nombreux petits clubs, la disponibilité des uns et le vieillissement du comité de l’autre sont souvent les raisons qui poussent à jeter le gant.

Mais certains évoquent aussi la création des équipes B qui ne déplacent personne lors de leurs matchs en déplacement.

Et ces dernières semaines, on a pu constater que certaines de ces équipes B avaient du plomb dans l’aile… quand cela se passe moins bien avec la A. En D3 amateurs et en P1, les clubs de Longlier et de Champlon devraient faire marche arrière pour la saison prochaine en revenant à une seule équipe.


Bohan ne reverra pas le jour

Le club de Bohan avait décidé de prendre une année sabbatique en fin de saison dernière mais relancer le club n’est plus à l’ordre du jour. “En 2017-2018, nous avions perdu dix joueurs en cours de route”, confie l’ancienne présidente Carine Pierret. “Nous avions tout de même pu terminer le championnat grâce à l’affiliation de trois demandeurs d’asile du centre de Sugny. En fin de saison, nous avons appris d’autres départs et nous avons dû prendre la décision de ne plus inscrire d’équipe.” La commune de Vresse-sur-Semois compte un peu moins de 3 000 habitants et n’a plus aucun club de foot. “Alle avait déjà disparu il y a une bonne dizaine d’années. Les jeunes sont attirés par d’autres sports, il est difficile de les fidéliser. Il y a une dizaine d’années, nous avions encore des Diablotins, Préminimes, Minimes, Cadets et Scolaires. C’est triste que cela se termine ainsi, d’autant que c’était mon papa qui avait créé le club il y a une quarantaine d’années. Ceci dit, avec mon mari (NdlR : le secrétaire André Robinet), on tenait la structure à bout de bras. On n’accueillait régulièrement que deux ou trois spectateurs.” Difficile effectivement de pérenniser le club dans ces conditions.