Contre Fernelmont pour le tour final P2 (19h), il deviendrait le premier joueur ayant toujours connu le club à atteindre la P1.

Parmi les joueurs qui composent le noyau de Neffe, seul le milieu défensif Bertrand Leemans a toujours joué au club en équipe première. "Mes équipiers se foutent d’ailleurs parfois de moi en m’appelant ‘l’icône de Neffe’ " , rigole l’intéressé. "J’ai joué ici jusqu’en minimes avant d’évoluer à Ciney en cadets et scolaires puis à Lisgone en juniors. Je suis ensuite revenu à Neffe" , poursuit le joueur de 28 ans.

Ce mercredi soir , lors de la finale retour du tour final de P2, Bertrand Leemans a l’occasion d’entrer dans l’histoire de Neffe en devenant le premier vrai Nefti à atteindre l’élite provinciale. "J’y ai évidemment déjà pensé. Ça serait une fierté personnelle mais, au-delà du simple fait que j’ai connu toutes les divisions provinciales avec ce club, c’est toute l’équipe qui mérite cette montée."

En effet, depuis plusieurs années, le club de Neffe ne cesse de grandir et gravit les échelons un à un. Le club suscite par ailleurs un certain engouement dans la commune de Dinant, qui n’a plus d’équipe phare depuis de nombreuses années. "On a été champions en P4 lors de ma première saison en équipe première. Puis on a joué trois saisons en P3 avec un titre à la clé lors de la dernière, quand Maxime Laloux est arrivé. Cette année, c’est la quatrième saison en P2. On a déjà joué le tour final l’an dernier mais on a été éliminés par Morialmé dès le premier tour. Chaque année on fait à chaque fois mieux."

Raison pour laquelle Bertrand Leemans n’a jamais réellement songé à quitter Neffe. "Pourquoi changer ? Je joue avec des amis et on ne fait que progresser. Nos résultats nous permettent d’attirer à chaque fois de meilleurs joueurs, en gardant toutefois la dimension familiale ainsi que la structure de base."

En s’imposant 0-3 dimanche après-midi sur le terrain de Fernelmont/Hemptinne, les Neftis ont en tout cas pris une belle option pour une montée historique en P1, échelon que le club n’a jamais connu. "On a un petit matelas, mais on doit rester concentrés. Nous connaissant, on est capables du meilleur comme du pire. Et puis on a vu avec les matchs de Champions League que tout est possible."