Emeline Leblon a enchainé le Mondial U19 et l’Euro U20 avec deux 4e places.

À 19 ans, Emeline Leblon va prendre un peu de repos durant trois semaines. Revenue ce lundi de République tchèque, elle a remis les pieds sur le sol belge après deux gros tournois internationaux réussis avec les sélections nationales.

Après le Mondial U19, l’étudiante en comptabilité a enchaîné avec l’Euro U20, comme cinq autres jeunes Belgian Cats dont Manon Descamps, originaire du Borinage. Résultats des courses : deux demi-finales et deux quatrièmes places finales.

"C’est frustrant évidemment de perdre à chaque fois en petite finale", commence l’ancienne pensionnaire de Cuesmes et du BC Mons. "Mais quelle expérience enrichissante. L’ambiance était vraiment top."

La petite meneuse (1 m 65) des Cats veut plutôt voir le positif de ces deux grosses expériences. "C’est plutôt une fierté d’avoir réussi ces deux championnats. Personne ne nous attendait là. C’était long et dur mais on a montré de quoi on était capables."

Surtout , la petite Belgique et ses jeunes pousses ont affronté des équipes prestigieuses. "En demi-finale du Mondial, on a joué les USA et on a été la seule équipe à les faire douter alors que les Américaines avaient l’habitude de gagner avec au moins 20 points d’écart. Cette équipe est impressionnante : elles sont plus grandes, plus physiques. Ensuite, contre l’Espagne en petite finale, c’était aussi un gros morceau."

La confiance au zénith, Emeline et ses amies ont alors lancé l’Euro de la plus belle des manières. "On avait terminé 1res de notre groupe mais on perd contre la Russie d’un point sans pouvoir prétendre à la finale."

Championne d’Europe il y a deux ans, Emeline Leblon, qui a rejoint les Panthers après avoir été formée à Cuesmes, Mons et au centre de formation à Namur avec des doubles affiliations à Charleroi et Liège Panthers, entend désormais récupérer de ses efforts avant de retrouver Liège.

"Ça va me faire du bien, surtout les vacances avec mes parents mais je n’ai pas peur que la fatigue physique ou mentale n’intervienne lors de ma reprise en club. Chaque année, c’est pareil. Au contraire, ces résultats font plutôt du bien."