Fulvio Bastianini est devant un chantier de grande ampleur : relancer le centre de formation de Mons-Hainaut.

C’est en tant que consultant technique que Fulvio Bastianini œuvre désormais. "Je suis chargé de remettre sur pieds l’école des jeunes." La mission sonne comme une sentence : le centre de formation est devant un constat d’échec. La deuxième équipe montoise en est l’illustration.

"Être en R2 pour un club de D1, ce n’est pas possible", martèle Fulvio Bastianini. Ce dernier va devoir donner plus de cohérence au projet montois et y construire une véritable colonne vertébrale permettant d’alimenter deux noyaux de tête.

Le premier constat du nouveau consultant est que beaucoup de joueurs partent et n’ont pas vraiment la fibre du club. "Il faut une personne qui a le temps de gérer les joueurs c’est-à-dire les écouter et les connaître, eux et leur entourage", analyse-t-il.

Il va donc falloir reconstituer un véritable ADN montois au centre de formation. Et l’environnement est plutôt favorable à cela. "À l’heure actuelle, les jeunes sont poussés vers les hautes études par leurs parents. C’est tout à fait normal et pas incompatible avec la pratique d’un sport de haut niveau. Surtout dans une ville comme Mons et ses multiples possibilités d’études."

La première étape est donc de faire connaissance et d’encadrer les jeunes du club dès l’âge de 14-15 ans. Ensuite, il faudra faire remonter la R2, à tout prix.

"Il faut au minimum la D3. On devra peut-être recruter dans d’autres clubs pour rapidement y parvenir. Mais, ensuite, on devra s’y maintenir en y injectant les jeunes du centre de formation, détaille Fulvio Bastianini qui y voit une cohérence avec la poursuite de hautes études. Ils pourront jouer à un bon niveau avant d’éventuellement trouver du temps de jeu en D1. Mais cela n’ira pas sans un changement de philosophie au niveau de l’élite. Actuellement, un joueur débarquant à 23 ou 24 ans, au terme de ses études, est presque considéré comme trop vieux."

C’est donc une mission de longue haleine qui attend Fulvio Bastianini.