Battu sur le fil, Virton déchante. "On a perdu une bataille, pas la guerre ."

"Venir ravir les trois points est un rêve. J’avais choisi pour la première fois d’aligner cinq défenseurs. Toutefois, le club n’est pas prêt pour rejoindre le foot pro."

Ces propos émanent de l’entraîneur de Tessenderlo, Bart Vanhoudt. Suite aux défaites conjuguées de Deinze et de Virton, les Flandriens possèdent… treize points d’avance sur le duo Lierse-Kempenzonen/Deinze (2e) et quatorze sur Virton (4e).

Même avec la division des points par deux à l’entame des playoffs, le viatique sera intéressant à condition de continuer à carburer de la sorte. Dans les coulisses, les dirigeants flandriens se résoudront-ils à demander, in extremis, la licence D1B ? La question est posée.

Virton, on le sait, l’a demandée et ambitionne plus que jamais de monter d’un échelon. La bagarre ne fait que commencer. À la recherche d’un match référence depuis plusieurs semaines, les Gaumais ont livré une prestation de qualité sans en obtenir la récompense.

"Si une équipe méritait la victoire, c’est la mienne", assure David Gevaert. Avec trois tentatives sur les bois (48e, 50e et 59e) via Joachim, M’Bow et Joachim, le manque de réussite était flagrant. En renard des surfaces, le visiteur Oris doucha l’assistance à la dernière seconde (0-1, 90e). Le coup de grâce.

"Pour quelques centimètres, le succès nous tourne le dos. Tess’ gagne en défendant à outrance : je serais gêné. Notre état d’esprit était parfait", dédramatise le stopper Manuel Angiulli. "Seuls les faibles abandonnent. J’en suis à ma quatrième saison ici et Virton est toujours plus performant au deuxième tour. Il possède le meilleur groupe de la division. OK, on a perdu une bataille mais pas la guerre."

Le plus important sera de ne pas ruminer cet échec. "Oui. J’ai passé une mauvaise nuit. L’important sera de ne pas se poser des questions, de tout donner. J’ai confiance."