Nommé entraîneur de Longlier, Pascal Lebrun succède à Olivier Noël.

Un derby à couteaux tirés pour débuter. Rien que ça. Promu, 12e et sauvé après 19 journées, Oppagne possède 8 points d’avance sur Longlier - Huy (13e), barragiste, 7 - et rendra visite au voisin avec la ferme intention de ravir la totalité de l’enjeu.

Le défi, essayer de reconduire le bail en D3 amateurs, est de taille pour Pascal Lebrun. Après Aurélien Huberty et Olivier Noël, le troisième T1 s’appelle Pascal Lebrun. "J’ai été surpris de recevoir un coup de téléphone d’Albert Claude. C’est bien qu’on pense encore à moi", sourit celui dont le dernier port d’attache fut Bastogne (P2) jusqu’en mars 2018. "Un passage très compliqué tant il y avait peu de monde aux entraînements. J’avais besoin d’un break."

C’est du passé. Place au présent. Avec trois victoires (Herstal, La Calamine et Condruzien), le bilan chiffré est d’une rare médiocrité. "La manière n’a plus aucune espèce d’importance. Seul un succès peut constituer un déclic", remarque ce bourlingueur passé par Bonnerue, Sainte-Ode, Bourcy, Mageret, feu Lorrain, feu Jeunesse arlonaise, Marloie, Montleban, Libramont, Bastogne mais aussi Wiltz (3x) et le RFCUL - le nouveau club de Franck Defays - au grand-duché de Luxembourg. Un sacré voyageur.

La prise de contact avec un groupe qu’il n’a pas vu jouer une fois cette saison mais dont il connaît certains garçons eut lieu lundi. "En effet. Plusieurs originaires de Bastogne ne me sont pas inconnus. Tout s’est bien passé. La mentalité est bonne." Il a signé un contrat d’un an et demi. "Je n’aurais jamais agi de la sorte si je pensais le maintien impossible à décrocher. OK, l’écart est conséquent avec nos rivaux mais j’y crois !"

Les duels avec Oppagne (12e), La Calamine (15e), Verlaine (3e) et Aywaille (9e) doivent permettre d’accrocher quelque chose. Le mois de vérité. "Un match après l’autre. On verra", poursuit Pascal. "Le projet à Longlier est intéressant ! À défaut de pouvoir rester en D3 amateurs, il s’agira de préparer la prochaine campagne en P1", termine le principal intéressé flatté de l’intérêt porté à son encontre pour diriger un navire à la dérive. "Oui. C’est chouette que l’on pense encore à moi."