Fabian Lo Monte, le dernier rescapé armurier, a finalement été viré. L’arrière s’explique.

En fin de saison dernière, Fabian Lo Monte était le dernier des Mohicans. En effet, à Herstal, il était le seul pion majeur à avoir été conservé.

Depuis, l’idylle s’est achevée. Brutalement. "On s’était mis d’accord sur pas mal de points", note Diego Munoz, le président. "Ensuite, il a revendiqué certaines choses et moi, j’ai revu le projet et la manière de le réaliser."

Bref. Aujourd’hui sans club, le défenseur a décidé de parler. "Je n’aime pas polémiquer, mais j’ai envie que les gens sachent comment cela s’est passé", note Fabian Lo Monte. "Je n’ai jamais rien eu à redire sur mes anciens clubs. Sauf Herstal. Enfin, à l’égard de deuxpersonnes : le président et Santo Ventura. Mais je veux juste narrer les faits. Sans insulter quiconque."

Et l’arrière central de poursuivre. "En février, le club voulait garder cinqjoueurs. Une réunion avec le président et le futur staff se termine par une simple tape dans la main de Ventura. Puis, un jour, le T2 nous appelle pour signer notre convention ! On était d’accord pour discuter, pas pour signer ainsi !"

Finalement seul à avoir décidé de prolonger, Lo Monte est… remercié. "Je tiens à préciser qu’il ne s’agit pas d’un différend financier, mais plutôt humain, de valeur et de respect. Ils n’ont pas respecté leurs engagements."

Pourtant… "Ne voyant pas arriver les paiements prévus, j’ai contacté le président… qui ne répondait pas. Par contre, Ventura m’a rappelé deuxfois dans la foulée ! Ce dernier m’a signifié que ce qui avait été convenu n’était plus valable. Je ne pouvais qu’en conclure que je ne pouvais plus avoir confiance. D’autant moins que j’ai été viré par SMS et que M.Munoz m’a déblatéré à Verlaine !"

Aujourd’hui, Lo Monte attend. "Je n’ai jamais connu pareille situation. Là, je m’entraîne comme jamais et je suis plus que prêt. Mon envie ? J’ai des contacts en P1, mais mon vœu le plus cher est de trouver un club de D2-D3 amateurs. J’y crois encore. L’argent n’a jamais été une priorité à mes yeux."

Emmanuel Thyssen