En quittant la présidence, Marc Wauters tourne une page de l’histoire de Charleroi Volley.

À 58 ans, Marc Wauters a décidé de passer la main. L’année prochaine, il ne sera plus à la tête des Dauphines, comme il aime encore les appeler. L’homme d’affaires tourne une page longue de huit années. Il revient sur ses meilleurs moments et les raisons de cette décision. Entretien avec un passionné.

Marc Wauters, c’est donc la fin de l’aventure ?

"Je commençais à manquer de dash, d’envie. Il faut savoir tourner la page, même si une partie de nous voudrait poursuivre l’aventure."

C’est en rapport avec vos récents ennuis de santé ?

"Non. C’est une décision mûrement réfléchie. Cela fait quelques mois que j’y songe. Je l’ai annoncé à Jean-Pierre Murari, manager et ami."

C’est une page importante de votre vie qui se tourne ?

"Huit ans, c’est long quand même ! Les gens ne se rendent pas compte. Mais quand on a une vie professionnelle déjà bien remplie et qu’on s’occupe d’un club de sport de haut niveau, ce sont des journées incroyables. Au départ, je devais occuper cette fonction pour un an, puis cela a été prolongé à trois ans. Au final, j’y ai passé une partie de ma vie."

Vous êtes content de votre bilan de président ?

"Oui et non. Le but était de faire des Dauphines un club du top. Ces dernières années furent compliquées. Pourtant, j’avais l’espoir de terminer ma présidence sur un titre. J’ai la satisfaction de partir sur une belle cinquième place, grâce à une formidable fin de saison."

Vous avez un beau souvenir ?

"Il y en a de nombreux. Je retiens surtout les relations humaines. J’ai eu la chance de rencontrer de formidables personnes. J’ai également en mémoire, pour ma première année, la victoire en Coupe de Belgique. Il y a également les voyages en Coupe d’Europe. Ce sont de bons souvenirs."

Vous quittez définitivement le club ?

"Je reste encore sponsor. Je viendrai sans doute à l’occasion voir des matchs."