Après avoir battu son record personnel, Salvatore Biancucci va s’attaquer au record du monde (15h27) le 9 mars.

Faire du surplace sur un vélo, cela arrive régulièrement sur les compétitions de piste. Quand les coureurs ne veulent pas entamer le sprint pour pouvoir prendre la roue de leur adversaire. Cela peut durer quelques minutes. Soit bien moins longtemps que les séances de ceux qui s’attaquent au record de… surplace.

Il y a un spécialiste du genre dans la région de Charleroi : Salvatore Biancucci. Ce membre du club Cycling Team Best Friends vient de battre son propre record. Avec une demi-journée passée sur son vélo. Au même endroit, en équilibre. Oui, vous avez bien lu : il a passé douze heures sans poser le pied à terre et sans se déplacer, en restant sur les pédales, sans avancer d’un mètre… Et ce n’est pas encore assez !

Il veut s’attaquer au record de cette discipline si particulière. “Ce record, je l’ai eu il y a 20 ans”, rappelle-t-il. “À l’époque, j’étais même passé à la télévision après être resté 10h29 minutes sur place sur mon vélo ! Mais, l’an passé, un jeune Français a battu mon record. Il a placé la barre assez haut, puisqu’il a tenu 15h27 minutes. Pour mon arrivée dans ma nouvelle équipe, pour lui faire un coup de pub, j’ai décidé de m’y attaquer.”

La date est prévue le 9 mars, à la salle omnisports de Mont-sur-Marchienne. Dès 6h00 du matin ! “Je m’entraîne déjà depuis un petit temps et j’ai réalisé un test le week-end dernier”, commente encore celui qui fait de la compétition cycliste dans la catégorie des masters. “Je suis déjà content d’avoir battu mon propre record. Je me suis mis en confiance avec ces 12 heures. Je suis persuadé que j’arriverai à battre à nouveau le record. Je suis fort mentalement.”

"À la fin, on a tendance à somnoler."

Le mental est en effet indispensable pour venir à bout de cet effort si particulier. “Le plus difficile, c’est effectivement le temps”, continue Salvatore Biancucci. “À la fin, on a tendance à somnoler. Et il faut absolument ne pas perdre l’équilibre. Si on pose un pied par terre, c’est terminé. Et puis il y a le physique. Le dos est croqué, le corps est tétanisé… Quand j’ai arrêté, j’ai failli m’évanouir. Et je sais que le Français qui a battu mon record a eu les mêmes symptômes que moi."

Mais, déterminé, Salvatore Biancucci se sent prêt à relever ce long défi !