Si vous voulez voir un Hazard qui secoue les filets et qui est décisif, il ne faut pas partir en Espagne. C’est à Ypres que cela se passe.

Il fait partie des schémas défensifs de tous les coachs de la D2. Avec son rendement actuel, il peut changer la face d’un match en quelques bombes. Lui, c’est le Carolo Louis Hazard, auteur notamment de 35 points lors du dernier match contre Lommel.

"J’ai vraiment été performant lors de cette rencontre. C’était moins le cas lors des premières sorties de la saison même si je tournais à environ 20 points", détaille-t-il. Grâce à ses stats, Hazard fait partie des meilleurs scoreurs de la division.

Un statut qui ne l’étonne pas outre mesure puisqu’il faisait déjà partie des meilleurs marqueurs lors de la saison précédente. "Et vu que plusieurs joueurs capables d’inscrire des points sont partis, je savais que j’aurais une place encore plus importante dans les phases offensives de l’équipe."

C’est un peu un hasard si Louis a atterri en Flandre. "C’est mon agent qui m’a signalé qu’il y avait une place. De toute façon, il n’y avait pas trop de choix du côté de Charleroi, si ce n’est le Spirou Jeunes qui mise davantage sur la formation."

Et ce qui a permis à Louis Hazard de rester à Ypres, c’est… le covoiturage. Carolo d’origine, il tenait à se faciliter les déplacements pour les trois entraînements hebdomadaires. Il a trouvé un partenaire de choix en la personne de Thomas Mertens.

"Il avait fait les tests l’an passé car nous avions plusieurs blessés dans l’effectif. Et il a su convaincre le coach. On prend donc la voiture de chacun une fois sur deux", relate l’exemple de Carlo Di Francesco, joueur de Lambusart (D3).

Louis Hazard sait que ses performances attirent les regards. Mais il ne se fait pas une obsession d’un retour en D1. "Quand je suis redescendu en D2, l’objectif était de revenir le plus vite possible dans l’élite. Mais, maintenant, je suis bien où je suis et je ne cherche pas à remonter à tout prix." Le Carolo est devenu une pièce maîtresse du dispositif du Melco. Ses stats le montrent, tout comme son temps passé sur le parquet. "Je suis au jeu 39 ou 40 minutes par match", reconnaît-il. Son expérience au plus haut niveau fait de lui une référence dans le jeu de son équipe. Ypres évolue donc assez paisiblement dans cette deuxième division. Mais le cap n’est pas forcément porté vers l’élite. "Il y a une grosse différence de niveau de jeu et, financièrement, je ne pense pas que cela soit dans les projets des dirigeants."