Un peu plus d’un an après avoir mis fin à sa carrière de joueur, Gloria Muntubila s’épanouit en tant que T2.

À la fin de la saison 2017-2018, Gloria Muntubila raccrochait ses crampons. Un peu plus d’un an plus tard, il est de retour. Plus sur le terrain, mais sur le petit banc des entraîneurs, dans le rôle de T2 de Thierry Desmet à Stockel. Mais comme il le reconnaît lui-même, il n’a jamais vraiment laissé le football de côté. "C’est un nouveau challenge mais je ne suis pas totalement perdu puisque j’avais déjà un rôle avec l’équipe la saison dernière. Thierry De Leenheer devant prendre plus de distance pour des raisons de santé, me voilà plus impliqué avec ce rôle de T2", explique Gloria Muntubila.

Se lancer dans le coaching, voilà quelque chose auquel l’ancien joueur n’avait pas vraiment songé durant sa carrière. "Ce qui a été le plus difficile quand j’ai arrêté, c’est de me rendre compte qu’il n’y aurait plus ces matchs du dimanche, qu’il n’y aurait plus cette atmosphère du vestiaire, quelque chose qui allait bien au-delà de l’aspect sportif. C’était une sorte de stabilité dont j’avais besoin et le fait de prendre en charge l’équipe féminine et de jouer un rôle au niveau de la revalidation des joueurs de la P1, était quelque part une manifestation de mon manque des terrains."

Aujourd’hui, Gloria Muntubila est épanoui dans son nouveau rôle de T2. "C’est un apprentissage au quotidien. Je suis surpris par l’envers du décor, qui est à des années-lumière de ce à quoi je m’attendais. Cela demande beaucoup de travail mais j’ai la chance d’apprendre aux côtés de Thierry qui me laisse mettre des choses en place et me corrige lorsque c’est nécessaire. Je me sens vraiment bien dans ce rôle de T2."

De quoi un jour rêver d’un rôle d’entraîneur principal ? "Je n’ai pas encore pleinement pris possession de ce rôle de T2. Je me rends compte qu’il y a beaucoup de dimensions à maîtriser rien qu’en tant que T2 alors je n’ose pas imaginer ce qu’implique un poste de T1. Si je devais avoir cette ambition, elle serait très loin dans le temps. Pour l’instant, je ne suis pas prêt, je dois encore me former et apprendre."

Il a fait ses armes avec l’équipe féminine

 La saison dernière, c’est donc en reprenant l’équipe féminine de Stockel que Gloria Muntubila a gardé un pied dans le monde du football. Une expérience enrichissante. “Le football féminin est un monde à part mais c’est très formateur, ne fût-ce qu’au niveau de la patience et de la façon d’expliquer les choses. L’année passée, il y avait des joueuses novices dans cette équipe et j’ai dû trouver le bon discours pour leur expliquer des choses qui paraissent simples en tant que footballeur. J’avais un langage que je connais depuis toujours mais j’ai dû le réadapter afin qu’il soit compréhensible par toutes. Cette expérience a été très enrichissante et s’est bien terminée puisque l’équipe s’est maintenue”, confie Gloria Muntubila.