Marten (36e, à 5:17) a perdu toute chance de briller après un accrochage dans le septième tour à vélo avec le Norvégien Blummenfelt tandis que Jelle (19e, à 2:34) n’avait pas les jambes de ces dernières semaines. Dommage...

Après la chaleur, la veille, lors de l’épreuve féminine, le vent parfois très violent a joué le mauvais rôle, ce vendredi matin, pour les 65 triathlètes masculins engagés lors du test-event olympique, à Tokyo, et dont 46 seulement ont rallié l’arrivée. En cause, de nombreuses chutes, dont fut, notamment, victime Marten Van Riel dans le septième tour alors qu’il animait un peloton de tête fort de... 33 unités.

Pas de chance donc pour l’Anversois ! Au contraire du Norvégien Blummenfelt qui avait, il est vrai, déjà une pénalité de quinze secondes à purger et qui abandonna, Van Riel remonta sur son vélo, mais en ayant perdu 1:20 dans cette mésaventure… Car, à l’avant, le rythme s’intensifia en vue de la deuxième transition, souvent capitale sur la distance olympique (1,5 km de natation, 40 km à vélo, 10 km à pied). Et ce fut Jelle Geens qui en sortit aux avant-postes !

Jusque-là, cette épreuve servant de répétition générale avant les Jeux de Tokyo avait déjà provoqué pas mal de dégâts parmi les favoris avec le Sud-Africain Murray végétant dans un groupe d’attardés et terminant finalement 17e, à 2.15 du vainqueur. Et ce, sans compter les absences de quelques ténors comme le Français Luis, actuel leader des World Series, et les Espagnols Gomez, Mola et Alarza, préférant se concentrer sur la finale, dans deux semaines, à Lausanne.

Mais ne dit-on pas que les absents ont toujours tort ? Dès lors, quand on vit Jelle Geens résolument emmener un groupe de six au départ de la course à pied, on se prit à rêver d’un nouveau podium international pour le Limbourgeois. Malheureusement, celui-ci n’avait pas les jambes des dernières semaines… Alors que le Canadien Mislawchuk, le Norvégien Stornes et, surtout, le Néo-Zélandais Wilde accéléraient, Jelle fut contraint de les laisser filer.

Derrière, il fut rattrapé et dépassé par le duo composé du Britannique Brownlee et du Norvégien Iden, puis craqua complètement pour terminer à la 19e place, à 2:34, juste derrière… Murray ! Quant à Marten Van Riel, il se rendit rapidement compte qu’il n’avait plus rien à gagner dans cette épreuve et leva logiquement le pied en vue du relais mixte, dimanche. L’Anversois coupa la ligne en 36e position, à 5:17, loin du résultat qu’il espérait, bien sûr, mais, apparemment, sans blessure.

7 - 44 - 16, tel fut le tiercé gagnant (et rapportant gros) des... dossards à l’arrivée de ce test-event avec la victoire, en 1h49:50, du Canadien Mislawchuk, devant le Norvégien Stornes et le Néo-Zélandais Wilde, tous trois très heureux puisque d’ores et déjà assurés de leur billet pour les Jeux de Tokyo ! À noter encore la cinquième place du Britannique Brownlee et la onzième, seulement, de l’Australien Birtwhistle, visiblement dans un mauvais jour. Pour lui comme pour les nôtres, il faut espérer que la pièce olympique sera meilleure que la répétition générale.