Le coach préféré des Red Lions est sous contrat jusqu’en 2020 à Tokyo.

Shane McLeod n’est pas l’homme des déclarations tonitruantes. Celui que les Red Lions ont plébiscité en octobre 2015, parce qu’ils sentaient bien qu’il était l’homme de la situation pour les guider vers les sommets, est un homme calme et pondéré. Il prend les décisions qui s’imposent, est réactif sur le terrain, sensible aux changements tactiques qui se dessinent devant lui.

Les joueurs l’adorent. Rien d’étonnant à cela, car il les met souvent en valeur. Ainsi, après le match, a-t-il loué Arthur Van Doren, le meilleur joueur du monde couronné également meilleur joueur du tournoi, ce qui va bien ensemble : "Il est particulièrement humble et tout le contraire d’un matamore. Il mérite parfaitement ce qui lui arrive." Ou encore, pour complimenter Vincent Vanasch, lui aussi censé être le meilleur dans sa catégorie : "Vincent est fantastique. C’est lui le meilleur gardien du monde, même si nous en avons vu pas mal de bons dans ce tournoi. Quand les deux équipes se valent, comme c’était le cas ce soir, il faut quelqu’un comme lui pour faire la différence."

Est-ce pour autant le plus beau jour de sa vie ? Nous lui avons posé la question à la sortie de la conférence de presse où se pressaient une centaine de journalistes indiens. Et la réponse est "Ce n’est pas sûr. C’est sûr que c’est un jour spécial et que je me sens heureux. Les souvenirs de cette journée vont revenir par vagues, on ne réalise pas encore forcément tout ce qu’on a fait aujourd’hui. Mais il va compter dans ma vie, c’est clair."

Des rumeurs ont couru ces derniers mois comme quoi Shane McLeod aurait dit qu’en cas de non-victoire à la Coupe du monde, les Red Lions gagneraient l’or dans un autre tournoi, mais sans lui. Il dément ces informations. "Non, je n’ai jamais dit cela. J’ai un contrat qui court jusqu’aux Jeux de Tokyo, c’est cela la situation actuelle."

Et a-t-il l’intention d’aller jusqu’au bout de son contrat ? Il fait la moue et s’en tire par une pirouette : "Je me sens très bien avec ce groupe." Les rumeurs de départ sont donc non fondées, mais il est clair qu’un coach qui gagne la Coupe du monde fait l’objet de nombreuses convoitises. Wait and see, donc, comme on dit dans sa langue maternelle.