Chez les joueurs, c’était la satisfaction légitime du devoir accompli qui prévalait.

Ils se sont fait attendre longtemps, vu que la remise des prix (particulièrement pyrotechnique, comme tout le reste du tournoi où douze fusées s’élevaient dans les airs à chaque goal, y compris sur shoot-out), mais les Red Lions ont aussi rempli leur devoir vis-à-vis de la presse écrite. Petit florilège…

Simon Gougnard : "C’est incroyable ce qu’on a été chercher avec cette équipe. Nous avons réalisé une performance collective de dingue. On a vu durant cette rencontre deux très bonnes défenses. On a bien tenu le coup de notre côté. Cela s’est joué aux shoot-out avec un suspense de malades. On fête la victoire une première fois avant que les Hollandais ne demandent la vidéo. Mais nous sommes allés chercher ce titre. Tous les joueurs ont eu des nerfs d’acier. Vincent Vanasch a fait un énorme match et puis Florent van Aubel convertit le dernier shoot-out. J’ai des grosses pensées pour mon père donc ce sont des sentiments qui se mélangent. Je suis fier de cette équipe, c’est incroyable."


Thomas Briels : "Cette histoire m’en rappelle une autre. Lors de notre premier titre à Oranje Zwart, on pensait aussi avoir gagné et l’adversaire a demandé la vidéo. Ils ont eu raison et on a pu arrêter de fêter et vite se reconcentrer. Mais on a gagné quand même. C’est ce que j’ai dit à mes coéquipiers quand c’est arrivé : ‘Pas grave les gars, ça va marcher’." Apparemment, en effet, les Hollandais se sont plus déconcentrés que nous sur cette phase.

Tom Boon : "On a vraiment tout donné pour conquérir un des plus beaux trophées qui existent dans le monde du hockey. On est évidemment super fiers de ce qu’on a accompli. On dit que l’attaque peut gagner un match, mais que la défense gagne le tournoi. On n’a encaissé qu’un goal depuis la sortie des poules, tout est là. Ce match n’était pas le plus beau, mais en finale, on est là pour gagner, pas pour assurer le spectacle. Peu importe la manière, ici on a gagné avec nos tripes avec des shoot-out. Champions du monde, on a peine à croire ce qui nous arrive. Ce qui est sûr, c’est que ça va booster notre moral pour les prochaines échéances. Maintenant, on sait ce qu’il faut faire pour gagner. Et l’année prochaine, c’est déjà le championnat d’Europe. Ce sera un nouvel objectif. Mais on va d’abord bien profiter de ce moment."

Vincent Vanasch : "Fallait bien que ça arrive un moment que je sorte quelques arrêts, car je n’ai pas beaucoup été sollicité dans ce tournoi. Les shoot-out, j’ai l’habitude, mais ici, il a fallu les gagner deux fois, j’ai l’impression."