Premier triplé pour les Yaris WRC, un retard de 33 unités pour le Belge

Au moment où on leur « coupe les ailes », les Toyota signent en Allemagne un historique triplé, le premier de l'histoire pour les Yaris WRC. La meilleure réponse sans doute que pouvait apporter le constructeur japonais se relançant du coup parfaitement dans la course pour le titre constructeurs, les champions en titre revenant à huit unités de Hyundai.

Du côté des pilotes, Ott Tanak, malgré des soucis de freins sur la fin, signe son onzième succès mondial, le cinquième cette saison, et s'envole doucement vers son premier titre mondial. Avec 33 unités d'avance sur Thierry Neuville et 40 sur Seb Ogier, l'Estonien a désormais une belle marge d'avance alors qu'il reste quatre manches à disputer et un maximum de 120 points (en comptant les bonus) à disputer. Ott a désormais tout à fait son sort entre les mains même si un abandon, en Turquie ou ailleurs, pourrait évidemment relancer quelque peu le championnat.

Consignés depuis la première spéciale , Kris Meeke et Jari-Matti Latvala ont roulé stressé tout le week-end. Ils n'ont exploité la Yaris qu'à 95% mais n'ont pas pas commis d'erreurs et sont à l'arrivée, l'Irlandais décrochant avec le premier accessit son premier podium de la saison. Comme quoi la régularité compte toujours en rallye.

Plus en mode « attaque », Thierry Neuville a signé sept scratches (dont celui dans la Power Stage lui valant cinq points bonus) et aurait bien sûr mérité mieux que la 4e place logiquement offerte par son équipier Dani Sordo. Sa crevaison de samedi après-midi lui a coûté au pire la 2e place. Le titre s'éloigne encore un peu plus pour le Belge qui n'abdique cependant pas encore. Il y a au moins trois points positifs à retirer de ce week-end : primo une Hyundai plus compétitive, secundo un Thierry Neuville agressif et de retour au sommet de sa forme, tertio dix-sept points tout de même en poche et la 2e place du championnat au détriment d'un Seb Ogier dont le week-end aura tourné au cauchemar, le Français devant se contenter de la 7e place après avoir lui aussi dû changer une roue dans Panzerplatte. « Je ne peux pas conduire cette voiture, » a déclaré plusieurs fois le sextuple champion, son équipier Esapekka Lappi confirmant que la C3 n'est pas au point sur l'asphalte. La perspective d'un 7e titre cette année s'éloigne aussi pour le Gapençais. Petite pensée pour ses prédécesseurs dans le baquet de la Citroën C3 souvent cloués au pilori...

Au championnat pilotes après l'Allemagne : 1. Tanak 205 ; 2. Neuville 172 ; 3. Ogier 165