Le Dakar 2019 du français Philippe Gache et de son copilote belge Stéphane Prévot (SMG Buggy) a très mal commencé. Après la perte de la clé du camion d'assistance et une première étape en mode mineur, les deux hommes ont dû faire face à des problèmes techniques. Le système de contrôle de pression automatique des pneus a connu une défaillance obligeant les deux compères à rouler avec quatre pneus dégonflés pendant 240 kilomètres. Vingt-huitième temps de journée, ils sont désormais 25es au général.

"Les problèmes ont commencé quand nous avons affronté le sable très mou", a expliqué Prévot. "Le Buggy dispose d'un système de changement de pression des pneus automatique qui permet au véhicule de dégonfler les pneus presque complètement. Nous sommes bien sortis de ce segment mais quand nous avons voulu regonfler nos pneus, le système a planté. Au final, on n'a quand même pu gonfler à 0.8 bar mais ce n'était pas du tout suffisant. Ce n'était pas une partie de plaisir de rouler dans ces conditions avec plus de 200 km à rouler. Nous avons dû rouler doucement pour ne pas endommager le reste de la voiture."

Stéphane Henrard et Gatien Du Bois (Dunbee) sont arrivés avec plus de retard encore avec une 31e place à 56:33 du vainqueur d'étape Sébastien Loeb. Henrard et Du Bois ont notamment connu un problème de navigation et perdu plus de 25 minutes.

"Nous avions pourtant pris un bon départ", a expliqué Henrard. "Mais comme lundi, nous avons été désavantagés par notre position de départ et pris beaucoup de poussière. Un problème qui nous a poursuivi toute la journée. Malgré les mauvaises conditions, on est parvenu à rattraper pas mal de voitures. A la fin de l'étape, nous avons commis une erreur de navigation qui doit nous avoir coûté 25 minutes. Tous le temps que nous avions gagné, nous l'avons perdu aussitôt."

Charly Gotlib a pour sa part pris la 17e place en Buggy Can-Am lors de cette deuxième étape. Accompagné du Français Claude Fournier, Goltlib a fini à 1:03:20 du vainqueur du jour dans sa catégorie, le Brésilien Reinaldo Varela. "On doit s'habituer à passer d'un camion à un Side by Side", a réagi Gotlib qui a changé de catégorie cette année. "C'est plus confortable mais tellement plus petit. C'est une façon complètement différente de conduire. Avec un camion, on devait affronter les dunes de front. Désormais, on doit plutôt surfer sur les dunes. Aujourd'hui, nous avons perdu du temps à cause d'une courroie cassée et d'une crevaison. Nous avons aussi remarqué que nous avions perdu l'autre roue de secours et avons dû rester prudents en fin d'étape."