Peter Van Delm, Kurt Keysers et Steven Vaesen (Ford) ont dû abandonner lors de la deuxième étape du Dakar, mardi au Pérou.

Après 30 km, le camion belge a basculé dans les dunes. Van Delm n'a pas réussi à faire redémarrer son camion. Son coéquipier Yves Rutten, qui s'est vu interdire le départ le mardi matin, est en route pour effectuer la réparation nécessaire.

"Je suis parti à 04h30 ce matin avec mon camion de course au bivouac précédent", raconte Yves Rutten. "Vers 9 heures du matin, heure locale, j'espère atteindre le bivouac, puis avec quelques habitants locaux me rendre dans les dunes. Là, j'essaierai de réparer le camion et nous rendre ensemble au bivouac ce soir à Arequipa. Peter ne peut pas démarrer le camion. J'ai construit le camion moi-même, je le connais de fond en comble et je trouverai une solution. La seule question est de savoir combien de temps cela prendra. La journée sera de toute façon très longue. Pour nous, c'est déjà un Dakar très difficile, mais on en tire beaucoup de leçons. L'objectif est de pouvoir reprendre la course après la journée de repos (le dimanche 13 janvier à l'occasion de la 6e étape).

Peter Willemsen a roulé 300 km sans pare-brise

La deuxième étape du Dakar, qui a amené la caravane de Pisco à San Juan de Marcona, a encore exigé son tribut de victimes. Le camion de Ton van Genugten, Bernard Der Kinderen et Peter Willemsen n'est pas non plus sorti indemne des dunes. Ils ont quand même signé le 5e temps et réussi à limiter leur perte de temps à environ 10 minutes.

"L'étape de hier était une de celle qui peut compter. C'était un parcours difficile. C'était super dur dans les dunes. Les montées étaient particulièrement hautes. Sur l'une de ces montées, nous étions juste un peu trop impatients, ce qui a fait que le capot s'est détaché, a heurté la vitre qui était d'abord un peu endommagée, puis complètement fissurée. Il n'y avait pas d'autre choix que de l'enlever complètement, ce qui nous a obligé à parcourir 300 km sans pare-brise. Nous avons mis nos lunettes de motocross, nous avons continué à rouler et nous en avons tiré le meilleur parti. La navigation était très difficile. Je ne pouvais pas aller là où j'aurais aimé aller. Dans l'ensemble, nous sommes très satisfaits d'être arrivé au bivouac car beaucoup d'équipes ont déjà échoué", a déclaré Peter Willemsen.

Au cours de la nuit, le trio a écopé de 20 minutes de pénalité, ce qui l'a fait reculer à la 9e place à 30:35 du leader le Russe Nikolaev. Selon le comité de course, Van Genugten aurait manqué un point de passage. Le manager du Team De Rooy, Henk van Leuven, a demandé des preuves au comité de course et a contesté la pénalité de temps.