Vainqueur de la première étape, le Qatari sera en position défavorable ce mardi.

Stéphane Peterhansel avait prévenu. Si le Dakar sera plus court cette année, il ne sera pas plus facile pour autant. Car qui dit plus court dit plus de pression et plus de calcul. Sans oublier les erreurs qui seront d’autant plus coûteuses. Résultat, dès la première étape qui ne comptait que 84 kilomètres, certains n’ont pas hésité à jouer les apothicaires.

Le dream team de l’équipe Mini a ainsi copieusement levé le pied afin d’éviter d’ouvrir la deuxième étape ce mardi avec pas moins de 342 kilomètres de spéciale à parcourir. D’autant que les autos ouvriront la route et ne seront pas aidées par les autres catégories cette fois-ci. "Ce mardi, nous attaquerons déjà un gros morceau" , explique Carlos Sainz, arrivé deuxième. "Cela ne servait donc à rien de gagner pour, ensuite, perdre un temps précieux qui pourrait compromettre la suite de notre Dakar."

Même son de cloche du côté de Stéphane Peterhansel, seulement septième. "Cela fait clairement un pincement au cœur de ne pas pouvoir attaquer dès le premier jour, mais il faut rappeler que c’est dans dix jours qu’on sabrera le champagne", rappelle le recordman des victoires sur le plus célèbre des rallyes-raids.

Et Sébastien Loeb dans tout cela ? L’Alsacien a mouliné bas pour cette première étape. Pour le nonuple champion du monde, qui évolue sur un Peugeot engagé dans le team semi-privé PH Sport, pas question non plus de s’emballer. "Je ne suis pas à l’aise dans le sable et ce ne fut de surcroît pas facile de me remettre dans le bain" , indique Seb. "Mais je suis plutôt content de cette première étape car je serai dans une bonne position pour ce mardi."

S’il devait donc en rester un, c’est bien Nasser Al-Attiyah. Faisant fi des calculs savants, le Qatari a cravaché au volant de son pick-up Toyota pour coller deux minutes à ses rivaux ! Le pilote Red Bull sait bien qu’il aura fort à faire mais il en faut plus pour l’impressionner. "Ce mardi, ce sera maximum attack !" , a lancé un Nasser hilare devant son copilote Matthieu Baumel quelque peu gêné. "Je sais que je ne serai pas dans la meilleure position mais j’adore ouvrir la route. Donc tout baigne…"

Du côté des motos, c’est Joan Barreda qui s’est montré le plus véloce devant Quintanilla (Husqvarna) et Brabec (Honda). "Il fallait faire attention mais finalement on a bien démarré. Je suis prêt pour la suite", indique le Honda boy.

Oui, ce Dakar 2019 est bien lancé…