L’Espagnol s’impose sur le double tour d’horloge floridien à sa deuxième tentative

Sa première apparition sur le speedway de Daytona avait été remarquée mais s’était soldée par une lointaine 38e place. La 2e aura été la bonne pour Fernando Alonso qui s’impose au terme d’une édition 2019 du Rolex 24 marquée par de fortes pluies, plusieurs neutralisations et plusieurs accidents. C’est à l’issue du deuxième drapeau rouge que l’Espagnol, engagé sur la Cadillac DPi n°10 du Wayne Taylor Racing aux côtés de Kamui Kobayashi, Jordan Taylor et Renger Van der Zande, a été déclaré vainqueur.

Alors qu’il venait de passer Felipe Nasr (Cadillac n°31 Whelen Racing), la course a été interrompue à moins de deux heures avant l’arrivée en raison des conditions apocalyptiques. La direction de course décidait d’interrompre définitivement les débats 10 minutes avant la fin du compte à rebours, de quoi offrir à Alonso son deuxième double tour d’horloge en sept mois après Le Mans. L’Asturien et Kobayashi entrent dans le carcan très fermé des (ex-)pilotes de Formule 1 à s’être imposés sur la classique floridienne.

La Cadillac n°31 Whelen Racing de Curran-Nasr-Derani et l’Acura DPi n°6 de Castronevs-Taylor-Rossi complètent le tiercé gagnant. Quatrième place pour la Nissan DPi n°54 CORE de Bennett-Braun-Dumas-Duval. Retardé par des soucis de moteur, Juan Pablo Montoya termine 8e sur l’Acura DPi n°7 qu’il partage avec Dane Cameron et Simon Pagenaud. Les grands perdants de ces 24 Heures de Daytona sont les Mazda DPi du Joest Racing dont la nuit aura coûté très cher malgré une vitesse de pointe redoutable.

Laurens Vanthoor peut regretter la fin de course abrupte qui l’a privé d’une victoire potentielle. Le Limbourgeois et ses équipiers Earl Bamber et Matthieu Jaminet n’ont pas été vernis avec les dernières neutralisations qui sont survenues au mauvais moment pour le trio. La Porsche 911 n°912 termine malgré tout sur la plus petite marche du podium en GTLM, à un tour de la BMW M8 GTE n°25 de Farfus-de Philippi-Herta-Eng. Une victoire qui a été dédiée au regretté Charly Lamm, disparu quelques jours avant l'épreuve. La Ferrari 488 GTE n°62 Risi Competizione de Calado-Pier Guidi-Molina-Rigon complète le podium.

Tout est bien qui finit bien pour Dries Vanthoor. Alors que les Audi R8 LMS avaient été transparentes en qualifications, la n°29 du Land Motorsport que le Limbourgeois partage avec Chris Mies, Daniel Morad et Riccardo Feller a terminé au 2e rang de la très fournie classe GTE, non sans avoir mené ponctuellement la course. Frédéric Vervisch et le Team WRT hissent quant à eux leur Audi R8 LMS n°88 à la 4e place. Là aussi, les troupes de Vincent Vosse ont su se mêler à la lutte pour la victoire après des qualifications compliquées. La victoire est revenue à la Lamborghini Huracan n°11 GRT de Ineichen-Bortolotti-Engelhart-Breukers.