Les joueurs ont longtemps cru pouvoir réaliser l’exploit et passer au tour suivant.

Le scénario était tel que l’attention des supporters liégeois était autant partagée entre le résultat du Standard que celui de Séville. Les Andalous n’avaient plus qu’à inscrire un but pour offrir une fenêtre de qualification aux Liégeois. En vain. "Moi, je n’étais pas au courant du résultat de l’autre rencontre", assure Samuel Bastien.

Pourtant, plusieurs joueurs ont clairement admis avoir été mis au courant de ce qui se passait en Andalousie. Les fans principautaires leur ont également donné un bel indice en augmentant considérablement le volume de leurs encouragements lors des dernières minutes de jeu. "Oui, nous étions au courant de l’évolution du score. Nous savions que les Espagnols avaient trois buts d’avance et que Krasnodar jouait avec un homme en moins. Nous gardions donc l’espoir de passer en seizièmes de finale. À un moment donné, j’ai même cru que c’était 4-0 mais apparemment, l’information n’était pas correcte", regrettait Zinho Vanheusden.

Impossible de savoir d’où est venue cette rumeur, si ce n’est peut-être des tribunes liégeoises. "Quand je suis monté au jeu, l’entraîneur m’avait dit que Séville avait déjà inscrit trois buts et je devais faire en sorte de le communiquer à mes équipiers, expliquait Paul-José Mpoku. Moi aussi, j’ai cru que c’était 4-0 mais bon, cela n’a jamais été le cas. Cela n’empêche que nous aurions dû gagner cette rencontre."

Un succès liégeois n’aurait, au final, rien changé car la différence de buts ne leur était pas favorable. "Quand on joue au Standard, on doit tout le temps avoir cette mentalité qui nous pousse à gagner. Malheureusement, on ne l’a pas eue dès la première seconde de jeu, peut-être à cause de l’atmosphère dans ce stade. C’est vraiment dommage de ne pas avoir pris ces trois unités", terminait l’international congolais.