Alors que Peter Maes était arrêté (et sera interrogé ce mardi par le parquet), Marc Coucke était sur le plateau de la Tribune à la RTBF. 

Non pas en tant que président du RSCA mais comme président de la Pro League pour évoquer l’avenir du football belge, encore un peu plus dans la tourmente après l’interpellation de l’entraîneur de Lokeren. Coucke a d’abord parlé du volet des matches truqués, soulignant notamment l’importance de l’arrivée du VAR. "Avec deux arbitres, c’est déjà plus difficile d’influencer un match de football en Belgique."

Le débat a ensuite tourné autour des réformes à entreprendre. Coucke veut que la Belgique devienne un exemple. "Il faut être les premiers à essayer de révolutionner le système et donner le bon exemple. Tous les autres pays nous regardent. On veut qu’ils se disent : ‘Waw, on va aussi faire ce truc comme les Belges !’ Ça ne sera peut-être pas facile mais il faut vraiment qu’on y arrive."

Coucke veut repartir d’une feuille blanche avec tous les acteurs du football belge. "Il faut repenser toute la structure et se demander ce qui va bien et ce qui ne va pas bien." Pour lui, ça doit commencer par le fonctionnement interne de la Pro League. "Ce n’est pas normal que moi, président d’Anderlecht, je sois président de la Pro League. Il faut des gens indépendants des clubs pour diriger le foot pro en Belgique. Il faut plus de neutralité."

Le rôle des agents est aussi ciblé. "Ils ont reçu trop de pouvoir ces dernières années. Mais il faut dire aussi qu’ils ne sont pas protégés. Un joueur peut rompre son contrat le liant à un agent très facilement. On peut donc comprendre que ces agents essaient de négocier de grosses commissions. Ces commissions semblent d’ailleurs très élevées mais il faut aussi tenir compte de la durée du contrat. Quand un joueur signe pour cinq ans, la commission est calculée sur ces cinq ans mais il arrive souvent qu’il parte au bout d’un an et demi. La somme reçue pour un an et demi semble grande mais il faut penser aux cinq ans initiaux."

Coucke aimerait aussi instaurer un système dans lequel un entraîneur et ses propres joueurs ne seraient pas représentés par le même agent. "Donc oui Vanhaezebrouck et Trebel ne pourraient pas avoir le même agent (NdlR : Mogi Bayat est leur manager). Ce serait à eux de décider et de choisir. Il faudrait aussi fixer un quota maximum de joueurs représentés par le même agent dans un club."


Enfin, il a évoqué l’avenir des arbitres Sébastien Delferière et Bart Vertenten. Il n’exclut pas un retour en grâce, contrairement aux dirigeants de l’Union belge qui ne veulent plus en entendre parler. "On verra ce que la justice décidera à leur propos. Mais s’il s’avère qu’ils ont falsifié un match, ils seront suspendus à vie."