Agent de joueurs réputé, Didier Frenay était l’invité de La Tribune, ce lundi soir, et il y a regretté qu’on tire sur sa profession dans l’affaire du Footgate

"Deux agents sont actuellement en prison, mais je n’ai entendu aucune réaction des dirigeants de clubs qui sont, quelque part, complices. Les clubs de football sont des multinationales, dont les plus hauts responsables n’ont pas idée de l’importance de leurs décisions." La complicité ou plutôt la collusion entre les agents et les dirigeants est très décriée, tout comme le rôle d’intermédiaire dans le football. "Il n’y a pourtant qu’une dizaine d’agents, sur 450, qui gagnent bien, voire très bien, leur vie en Belgique. Je suis favorable à ce qu’on réglemente la profession, peut-être au travers d’une association des agents, avec une licence…", explique le manager, dont 80 % du business se situe à l’étranger avec des contacts privilégiés au Brésil. 

Interpellé par le consultant Stephan Streker sur le montant de la commission perçue dans le cadre du transfert de Thomas Meunier, de Virton au Club Bruges, mais aussi sur celui de la plus-value lors du passage du Diable Rouge au PSG, Didier Frenay a refusé de répondre, entretenant inévitablement le côté malsain des transactions. 

Et ce, d’autant qu’une plainte en justice a été introduite à son encontre par l’avocat de Thomas Meunier. Celui-ci prétend ne pas avoir été au courant de ces sommes, se sentant trahi. Mettre le monde du football autour de la table pour l’assainir ne sera décidément pas évident…