Le feuilleton de l’avenir d’Eden Hazard a tout pour virer à la saga. Logique, finalement, avec un tel profil qui arrive en fin de contrat en juin 2020.

Ces derniers jours, les clubs ont placé leurs pions. Chelsea, qui n’abandonne pas l’espoir de prolonger son bail à des tarifs historiques de 340 000 euros brut par semaine, a fixé comme base de négociations à un éventuel départ le prix de 110 millions. La réponse du Real Madrid ne s’est pas fait attendre : le Real Madrid n’entend pas aller au-delà des 100 millions, arguant que le joueur n’aura plus qu’un an de contrat cet été.

La position du joueur, elle, reste ambivalente. Son interview à paraître ce mardi dans France Football résume assez fidèlement le dilemme auquel Hazard fait face, entre d’un côté la volonté de réaliser l’un de ses rêves d’enfant et de l’autre celle du confort d’un club où il pourrait accéder encore un peu plus au rang d’icône.

"J’ai fait le tour (en Angleterre). J’ai tout gagné ici, les deux Coupes et le championnat, sauf le Community Shield. Mais cela ne veut pas dire que je vais partir", a-t-il expliqué à l’hebdomadaire français. "J’ai toujours dit qu’après l’Angleterre, je voulais découvrir autre chose. Mais il y a des choses qui font que je pourrais rester aussi."

Ce qui prouve que sa réflexion s’annonce globale lui qui a confirmé également "qu’après la Coupe du monde, j’avais l’intention de partir".

Financièrement, les deux offres s’annoncent comparables. Sportivement, les challenges diffèrent. Comme familialement : le Brainois, son épouse et ses trois fils se plaisent beaucoup à Londres. Ce qui pourrait compter au moment de se décider. Et vu que les positions des deux clubs ne sont pas énormément éloignées, Hazard apparaît plus que jamais maître de son destin à l’aube de signer ce qui sera sans doute le plus gros contrat de sa carrière.

Ce dont il a pleinement conscience : "Je suis à un tournant, oui", explique-t-il encore. "On va prendre le bon virage."