Philippe Gilbert a travaillé pour favoriser le sprint et son coéquipier Elia Viviani.

Après le festival des Deceuninck-Quick Step ces dernières semaines sur le front des classiques, la formation de Patrick Lefevere n’a pas roulé à sa manière habituelle ce dimanche. Même si c’est elle qui a favorisé le sprint à l’arrivée, ce n’est pas cette équipe qui a dicté le ton de la course. Fait rarissime sur une épreuve de type flandrienne. Elle a d’ailleurs été surprise par le coup de bordure du début de course.

"Oui, on a raté la première bordure, même si Tim Declercq était à l’avant", reconnaît Philippe Gilbert. "Nous nous sommes retrouvés derrière. Mais nous n’avons pas paniqué. On ne s’est pas énervé. Nous sommes bien restés ensemble pour finalement reprendre tout le monde, y compris le groupe Sagan, à 20 kilomètres de l’arrivée."

Au terme d’une course très exigeante. "Il y avait beaucoup de vent, cela a roulé très vite et il y a eu énormément d’actions", continue Philippe Gilbert. "Cela a été très intense, et, personnellement, je n’ai pas eu le temps de prendre la musette et de manger beaucoup. J’ai bu deux bidons et demi sur 250 kilomètres. J’ai été loin dans l’effort, mais c’est important en vue des courses qui arrivent."

Le Liégeois s’est en effet sacrifié, comme Zdenek Stybar, pour Elia Viviani. "Il n’y avait plus que Styby et moi dans le final dans le premier peloton", décrit encore Philippe Gilbert. "On a dû faire un choix. Soit faire en sorte qu’il sprinte pour la victoire et travailler en tête de ce peloton réduit, soit l’emmener au sprint. On ne pouvait pas faire les deux après une telle course. On a décidé de favoriser un sprint. On l’a fait, car Elia nous avait dit qu’il se sentait bien. Mais son sprint ne s’est pas bien passé. Parfois, tu penses que tu es bien quand tu es dans les roues et quand tu te retrouves avec le vent de face, tes sensations sont différentes."

De son côté, Philippe Gilbert semblait satisfait de ses efforts. Il monte en puissance en vue des prochains monuments.