Dans la tempête, Philippe Gilbert (3e de l’étape et 4e du général) est dans son élément.

Philippe Gilbert n’a jamais enlevé d’étape sur Paris-Nice où il est régulièrement passé tout prêt, même si, à d’autres moments, il y a connu des galères. À Bellegarde, le Liégeois s’est classé 3e et il pointe désormais au 4e rang du général.

"Ce fut une étape difficile, vraiment dure, je suis de nouveau revenu de loin, ce n’était pas simple", constate avec amertume le coureur de Deceuninck-Quick Step. "Un moment, quand ça a cassé, je me suis retrouvé dans la 4e ou 5e bordure, de nouveau, comme dimanche. Cela fait deux jours que j’ai des problèmes de frein et, à cause de cela, je ne sais pas me placer comme je voudrais. Ce n’est rien de grave, un petit réglage sans doute, mais c’est frustrant."

D’autant plus que l’Ardennais déborde d’énergie.

"Je suis en condition, c’est vrai", sourit-il. "La forme est bonne depuis plusieurs semaines, déjà, c’est d’autant plus dommage. Ça fait deux jours que je fais des efforts inutiles que je paie dans la finale."

Repris la veille à 600 mètres de la ligne, Gilbert a, cette fois, tenté sa chance au sprint face à ses sept derniers compagnons.

"J’ai attendu, attendu, attendu", dit-il. "Il y avait un peu vent de face et ça montait un peu. Je me suis dit que je devais être patient. Ils sont partis aux deux cents mètres, mais très fort. Je pensais qu’ils allaient coincer, je suis d’ailleurs revenu, mais pas assez. Il faut dire que face à Groenewegen…"

S’il est là pour aider Jakobsen dans les sprints et Jungels à obtenir le meilleur classement possible, Philippe Gilbert n’en conserve pas moins des ambitions personnelles.

"On verra la suite", dit le Wallon qui revient sur la course du jour. "Honnêtement, c’est amusant des étapes comme celle-ci. J’aimerais autant que ce soit comme cela toute l’année. Ce sont des conditions de course que tout le monde doit apprécier, je pense, coureurs, suiveurs, spectateurs, journalistes… Certains ne se sont pas amusés peut-être, mais moi je ne m’amuse pas dans les montagnes et on ne me demande pas mon avis."