Les travaux effectués à Wallers-Arenberg n’en ont pas altéré l’énorme difficulté du mythique secteur.

Un des centres d’intérêt des coureurs venus en reconnaissance ce jeudi était la découverte de la Trouée de Wallers-Arenberg. Celle-ci a été nettoyée dans sa première partie, sur les cinq cents premiers mètres. Des travaux (d’autres seront entrepris plus tard) ont permis d’enlever l’herbe qui envahissait les bas-côtés et les interstices entre les pavés.

"Sincèrement, cela reste toujours aussi horrible", explique Oliver Naesen. "C’est vrai que la première partie, celle où on a fait les travaux, est meilleure. Avant, en entrant dans la Trouée, vous entendiez les cadres craquer et les jantes taper dans les trous. C’est un peu mieux maintenant, mais, ensuite, il reste deux kilomètres et ceux-là me semblent pires qu’auparavant. C’est vraiment rempli de trous, comme s’il manquait partout des pavés et que d’autres dépassaient."

Le constat fait par le coureur d’Ag2R est partagé par bon nombre de ses collègues.

"C’était amusant de rouler à nouveau sur le parcours", reconnaît Wout Van Aert, impressionnant d’aisance. "C’est toujours intéressant de se rafraîchir les idées. Pour moi, cette course est relativement nouvelle, je ne l’ai faite qu’une fois et j’en avais reconnu le parcours à deux reprises. C’est toujours bon de passer ces secteurs à nouveau pour se les mettre en mémoire. Franchement, j’ai été surpris. En réalité, ils sont encore pires que dans mon souvenir, surtout le Bois de Wallers et le carrefour de l’Arbre."

Le triple champion du monde de cyclo-cross rigole même en évoquant les travaux.

"Il paraît qu’on a ‘rafraîchi’ la Trouée, mais cela ne m’a pas frappé", dit-il. "C’était bien de revoir tous les trous, de voir de quel côté de la route on roule le mieux, même si parfois on ne peut tout simplement pas éviter ces trous."