Le Brussels est quant à lui à 100 % derrière le projet de BeNe-League.

Arthur Goethals et la ligue belge rêvent d'instaurer une BeNe-League prochainement. Selon les informations que nous avons récoltées, neuf des dix clubs de l’Euromillions League seraient prêts à faire le pas sans hésiter ou presque. Mons-Hainaut est le seul club qui veut d’abord pousser la réflexion un peu plus loin. "Je souhaite être prudent et plus mesuré", réagit Thierry Wilquin, le manager des Renards. "Il ne faut pas prendre des décisions pour le plaisir de tout changer. Il faut réfléchir et prendre les bonnes décisions."

Thierry Wilquin se pose certaines questions. "Cela serait-il positif par rapport au public, aux partenaires ? Est-ce que ça va vraiment amener quelque chose aux clubs ? On me répond que ça va amener des nouveaux clubs mais nos partenaires ne vont-ils pas préférer que l’on affronte Louvain plutôt que Zwolle, par exemple ? Lors de la dernière réunion, j’ai donc proposé de réaliser une étude de marché par rapport à l’intérêt que ça pourrait créer pour notre ligue."

Les Montois ne voient pas beaucoup d’avantages à retirer d’un tel projet. "Notre situation géographique fait que nous sommes les plus éloignés", poursuit le manager. "Mais en dehors de ça, il faut faire très attention. L’encadrement des clubs est loin d’être professionnel partout. Certains membres des staffs ont un autre boulot sur le côté. Il faut songer à tout ceci aussi. Avant de se lancer là-dedans, ne faudrait-il pas d’abord structurer nos propres clubs ?"

Les six clubs flamands sont quant à eux plus que favorables à la BeNe-League. Idem pour Charleroi, Liège et le Brussels. "Je suis très favorable parce que tout le monde trouve très ennuyeux que l’on rencontre au minimum quatre fois les mêmes équipes sur la saison", commente André De Kandelaer, président du Brussels. "Ce problème est partagé par presque tout le monde, notamment les supporters."

Il est toutefois conscient des difficultés qui risquent de se poser. "C’est vrai que faire ces longs déplacements sera problématique mais il faudra s’adapter comme les équipes le font en Allemagne ou en France. Ce qui me gêne aussi, c’est la clarté au niveau du grand public. Sportivement, c’est une valeur ajoutée mais je ne suis pas convaincu qu’il y ait beaucoup d’engouement des spectateurs pour voir un match entre le Brussels et Den Haag. Peut-être que les gens vont s’y habituer. Le fait de rencontrer des équipes différentes de d’habitude compensera peut-être cet inconvénient de méconnaissance du basket néerlandais."

Reste désormais à également convaincre la ligue et les clubs néerlandais. S’il aboutit, le projet ne devrait pas être installé avant la saison 2020-2021, au plus tôt.