Le nouveau club d’escrime compte déjà 80 affiliés

Depuis le 3 septembre, la province de Namur compte un quatrième club d’escrime après ceux de Jambes, Gembloux et Dinant. Il s’agit des Mousquetaires cinaciens, lancés par quatre anciens escrimeurs de l’équipe nationale militaire : Thierry Frémal, Yvon Lecoq, Olivier Debondt et Jean-Luc Banfi.

"J’arrive en fin de carrière professionnelle et je voulais préparer l’avenir. Étant très actif et passionné d’escrime (NdlR : il a repris il y a plusieurs années un club à Givet), j’ai proposé à trois amis de la région de lancer cette ASBL", commente Olivier Debondt.

Les quatre escrimeurs ont opté pour Ciney, où aucun club n’existait. "Dans un rayon de 25 km, avec Dinant, Marche-en-Famenne, Rochefort, etc., on touche 85.000 personnes. En février dernier, on a été reconnu par la fédération d’escrime. L’échevine des Sports nous a ensuite dirigés vers des écoles pour obtenir une infrastructure. Et on a reçu l’aide d’autres clubs qui ont accepté de nous prêter du matériel pour nous lancer", poursuit Olivier Debondt.

Actuellement , les Mousquetaires cinaciens se retrouvent deux fois par semaine, les lundis et jeudis de 17 h à 21 h, dans le hall sportif de l’athénée royal du Condroz. "En lançant notre première campagne de recrutement, on pensait atteindre 30 licenciés, ce qui correspond à un petit club wallon. Finalement, on est arrivé à 80… On doit être dans le top 5 wallon des clubs à une arme."

Fort de ce succès, les responsables ont divisé leurs entraînements en plusieurs catégories d’âge. Une séance pour les enfants à partir de 5 ans, une autre pour les 7-8 ans à qui du matériel en plastique est fourni, une troisième pour les 9-10-11 ans et, enfin, un cours pour les plus grands. Avec déjà du beau monde en plus des débutants comme Solane Becken, une tireuse belge ayant déjà participé à un tableau final de championnat d’Europe ou Clara Vandenbossche, championne de Belgique minime.

Grâce à un départ réussi et aux cotisations qui s’élèvent entre 150 et 255 € en fonction du groupe, le club va pouvoir poursuivre son ascension. "En demandant des subsides à l’Adeps pour obtenir du matériel et en passant, à terme, au-delà des 120 licenciés pour prétendre à une infrastructure qui nous serait propre", conclut Olivier Debondt.

L’escrime à l’épée enseignée

 Il existe trois types d’escrime : celui à l’épée, au fleuret et au sabre. Actuellement, seul celui à l’épée est enseigné à Ciney. 

“C’est une arme de duel. Le premier qui touche l’autre a un point et on peut toucher l’adversaire n’importe où sur le corps”, explique Olivier Debondt.

En se développant, le club espère pouvoir se diversifier. 

“On aimerait pouvoir enseigner l’escrime au fleuret et au sabre, en plus de l’épée. Le fleuret, avec lequel on ne peut toucher que le tronc, est beaucoup plus léger que l’épée. C’est une arme de convention, c’est-à-dire que le tireur qui attaque correctement a la priorité et que le tireur attaqué doit parer l’attaque et riposter pour reprendre la priorité. Enfin, avec le sabre, on utilise la pointe et les deux côtés de la lame. On ne peut toucher l’adversaire qu’au-dessus des pointes des hanches.”