L‘attaquant du Symphorinois est en situation illégale. Dans la foulée du contrôle au Stade brainois, il a été embarqué par la police

Deux jours après les contrôles opérés par le SPF au sein même des installations du Sans Fond, le RFCR Symphorinois reste sous le choc. Et pour cause : l’un des joueurs, Oumar Traoré, a été jugé en situation illégale et embarqué sur-le-champ par les forces de l’ordre. Un avis d’expulsion a été envoyé à l’Office des étrangers. Le sort du jeune attaquant de 18 ans est pour le moins incertain.

Ce lundi, ni son coach ni le président du club ou ses coéquipiers n’avaient pu en savoir plus. "C’est choquant et frustrant car nous n’avons aucune nouvelle. Nous sommes son seul point d’attache en Belgique, sa famille se trouve soit en Guinée, soit au Sénégal. Elle cherche à savoir ce qu’il se passe mais nous ne savons rien lui dire", déplore Fred Hinnens, président.

Jusqu’à hier , la seule information à disposition des proches du joueur résidait dans sa présence au commissariat de Soignies. "Nous n’avons pas pu le voir et malgré nos nombreux appels, personne n’accepte de nous tenir informés, nous ne pouvons même pas lui exprimer notre soutien dans cette situation plus que pénible."

"Aucun souci avec l'Union belge pour son affiliation..."

Le club n’était évidemment pas au courant de la situation du jeune homme. "Il est en ordre auprès de l’Union belge. Il n’appartient pas au club mais des contacts avaient été pris pour le transférer suite à une très belle prestation. Il avait un passeport et une adresse. Son transfert n’a posé aucun problème. Nous n’avions pas connaissance de son statut, nous ne pouvions pas savoir qu’il n’était pas en ordre de séjour."

Les rêves d’Oumar Traoré sont-ils compromis ? C’est en tout cas à craindre. "Il ambitionnait de décrocher un contrat professionnel. Il hésitait entre se scolariser ou se consacrer à son avenir professionnel mais il devait logiquement s’inscrire dans une école. Nous sommes un club amateur, nous ne nous entraînons que le soir. Aller en cours la journée lui aurait permis de ne pas vivre des journées trop longues alors qu’il est seul en Belgique."

Le club n’a pas d’autre choix, il faudra attendre ce mardi soir pour espérer en savoir plus sur la suite des événements. "Je ne suis pas contre les contrôles, je ne m’y oppose pas. Mais nous avons été surpris et choqués de la façon de faire, plus encore un jour de match. Pourquoi ne pas avoir fait les choses plus simplement, un soir d’entraînement lorsque tous les joueurs sont présents ?"

Le club espère en tout cas trouver une solution et ainsi éviter l’expulsion du jeune attaquant.