En défense centrale, le cadet de la famille est occupé à se faire un prénom

Dans la famille Chaabi, je demande le frère. Si les supporters du RFB ont appris à apprécier le talent d’Hedi Chaabi et son niveau technique bien au-dessus de la moyenne, ils apprennent depuis quelques semaines à connaître le petit frère, Drice. À 21 ans, le cadet des frangins a signé cet été au Stade Robert Urbain et après une préparation compliquée, il reçoit enfin sa chance, profitant notamment de la blessure de Leclercq.

"Quand je suis arrivé ici, je sortais d’une blessure de sept mois et lors des entraînements, je me suis occasionné une élongation. C’était un coup dur pour moi mais j’ai bien travaillé de mon côté pour revenir. J’arrivais dans une nouvelle ville, une nouvelle équipe, et je voulais me montrer. Je ne suis pas encore à 100 % mais d’ici quelques semaines, tout sera en ordre."

Le premier objectif du défenseur central est d’abord de se faire un prénom parce qu’avec un frère comme le sien, la comparaison est aisée.

"C’est sûr que quand on arrive dans un club où votre grand frère vient de faire une grosse saison, ce n’est pas facile. Mais mon frère et moi, on a l’habitude de mettre la barre assez haut. On essaie d’être efficace, chacun dans son domaine : lui en marquant des buts et moi en essayant de tenir le zéro derrière."

Ce que le RFB n’a pas pu faire dimanche, suite à une erreur… de sa part.

"Ce n’était pas facile d’avoir encaissé suite à cette boulette mais j’ai essayé de rester concentré et de vite passer à autre chose. Et je pense avoir bien réagi."

Même s’il avoue que c’est physiquement qu’il doit encore progresser, le Lyonnais fait déjà étalage de ses qualités.

"Je pense être bon dans les duels mais aussi techniquement. C’est la formation à la française mais surtout le fait d’avoir beaucoup travaillé avec Hedi."

Comme beaucoup de joueurs français, Drice Chaabi vient dans le Borinage pour prendre la meilleure rampe de lancement possible.

"Je voulais voir comment ça se passe à l’étranger et j’espère pouvoir me lancer avec cette expérience dans un club qui est très professionnel. Comme c’est mon plan de carrière, je pense que je serais quand même venu si Hedi n’avait pas été là. Mais c’est sûr que ça aide…"