Raphaël Dumont s’envole pour l’île de la Réunion le 15 octobre. Son objectif ? Terminer l’épreuve

Parcourir 165 km avec un dénivelé positif de 9700 mètres : c’est le défi que s’est lancé Raphaël Dumont, 30 ans, un ultra-traileur de Harre (Manhay). Le 15 octobre, il s’envolera pour l’île de la Réunion avec l’objectif de figurer parmi les finishers de l’édition 2018 du Grand Raid « La Diagonale des Fous ». Cette année, ils seront 2800, dont la moitié de Réunionnais, à participer à cette épreuve mythique. « Je pratique le trail depuis quatre ans », souligne-t-il. 

« J’ai découvert ce Grand Raid, un peu par hasard, en surfant sur le web. Une vidéo m’a donné envie de participer malgré la difficulté. Je me suis inscrit il y a un an alors qu’à cette date mon mariage était déjà programmé pour le samedi 13 octobre, soit l’avant-veille du départ. Ma future épouse connait ma passion pour le trail et m’a encouragé à m’inscrire. » 

Le top départ sera donné le jeudi 18 octobre à 22 heures, à Saint-Pierre au Nord de l’île. 

Les participants auront maximum 66 heures pour la traverser et atteindre la ligne d’arrivée tracée au Stade de la Redoute à Saint-Denis. « Je n’ai pas d’appréhension particulière », confie le Manhaydois. «Le fait de passer plusieurs nuits sans dormir ne m’effraie pas. En effet, en tant qu’agent de sécurité à la Commission européenne à Luxembourg, je travaille régulièrement la nuit. Il m’arrive de ne pas dormir le lendemain sans éprouver de la fatigue. J’ai une certaine endurance. » 

Depuis trois mois, Raphaël Dumont s’entraine avec Florentin Gooris, ultra-traileur chevronné et coach sportif de FloW Expérience. «Florentin planifie mes entraînements et me donne des conseils en nutrition. Je suis également suivi par une kiné, Vanessa Bomboir. Elle m’aide à renforcer les muscles et les articulations qui seront mis à rude épreuve. » Son état d’esprit à dix jours du départ ? «Je suis confiant et pas du tout stressé car je me suis bien préparé. Les conseils de Florentin m’ont permis de me forger un mental d’acier. J’ai hâte d’y être », conclut-il.