Afin de financer sa saison, Antoine Didier fait appel aux soutiens de tous

Certains sports deviennent de plus en plus couteux comme c’est le cas du triathlon. Afin de financer sa participation aux championnats du monde d’Ironman 70.3 à Nice, le cinacien Antoine Didier a décidé de réaliser une campagne de crowdfunding, soit du financement participatif.

"L’idée vient de mon frère, on discutait ensemble du prix de mes différentes participations et il m’a parlé de ce principe qui avait déjà été réalisé à l’ARCH pour le financement d’une partie des rénovations", explique Antoine.

Après réflexion , il a décidé de se lancer à son tour et à son échelle. "Ce n’est pas mon genre d’aller à la recherche aux sponsors et j’étais un peu mal à l’aise de demander de l’argent car je ne me sentais pas légitime mais je me suis dit que si je ne le tentais pas, c’est sûr, je n’aurai rien", poursuit-il.

Alors que personne n’est obligé de le soutenir, celui qui lui viendra en aide aura une contrepartie.

"La plateforme Rising Track est bien étudiée et c’est assez simple. J’ai donc pu proposer à chaque personne qui m’aide une contrepartie équivalente à son engagement. Cela va d’un remerciement à des entrainements personnalisés ensemble afin qu’il y ait un échange."

Il faut dire que pour Antoine, c’était obligatoire de trouver des aides pour se rendre aux mondiaux. "Sans financement, je ne pourrais pas m’y rendre car rien que pour le championnat, j’en ai pour 1.500 euros de frais avec 500 euros rien que pour le droit d’inscription, c’est assez énorme et cela ne compte pas les autres courses de préparation."

À cela, il doit ajouter son matériel, ses soins en cas de blessure ou encore sa nutrition. "J’espère atteindre 2.588 euros et c’est déjà bien parti car le début a été très bon. Il faut dire que la plateforme est sélective, qu’il faut rendre une candidature pointue pour être repris."

“Créer des liens directs”

 Ancienne joueuse des Red Panthers, l’Équipe nationale Dames de hockey, Morgane Vouche est une des cofondatrices de ce projet. “Lorsque je jouais en équipe nationale, malgré le fait que le hockey soit un sport favorisé, on avait du mal à trouver des financements pour notre matériel, nos team buildings et autres. Dès lors, on a cherché quelles étaient les possibilités de trouver de l’argent. 

On a trouvé alors le crowdfunding. Nous avons fini par lancer notre propre plateforme consacrée au sport en Belgique. Pour nous, il y a trois choses à retenir. Le financement bien évidemment mais aussi et surtout le contact avec les supporters afin de créer des liens directs. Enfin, pour nous, cela permet de donner de la visibilité à certains sports en retraits de la scène médiatique belge.”