Solières jouera sur son synthétique contre Walhain, premier club de Julien Tshiala.

À 32 ans, Julien Tshiala n’est plus un débutant en nationale. Pourtant, ce dimanche, la venue des Brabançons au Château Vert le plongera dans un passé lointain. Celui de sa jeunesse.

"J’avais 16 ans lors de mes débuts en adultes avec Walhain", se souvient-il. "Mes premiers matchs, je les ai disputés lors d’un tour final pouvant donner accès à la D2. J’ai eu la chance d’évoluer à côté de joueurs comme David Lambrechts ou Dominique Marion, qui m’ont appris les ficelles du métier."

Aujourd’hui, les têtes connues sont devenues rares du côté brabançon. "Chez eux, tout a changé depuis cet été. Je ne suis en contact qu’avec Francis Sprimont, ex-président. Une belle personne, toujours présente aux matchs."

Cependant, trêve de sentimentalisme ou de nostalgie : dimanche, Solières a un duel à gagner ! "Clairement. Déjà contre Waremme, c’était un match à 10 000 points. Là, la mise est doublée, elle est à 20 000 !"

Tant pour les Mosans (12 points) que pour les Brabançons (9), la situation est tendue. "Eux viennent de subir une gifle (7-0), ils se déplaceront avec le couteau entre les dents. Nous ne sommes pas mieux lotis avec des revers face à Waremme (0-2) et à Rebecq (5-1) !"

Pire même. Les Soliérois sortent d’un 1 sur 15. "La balle ne tourne pas pour nous et, à partir du moment où les résultats ne suivent pas, il y a un malaise global. Il nous faudra quelques victoires d’affilée pour retrouver la confiance. Car, forcément, le doute s’installe quand tu ne gagnes pas."

Et l’offensif d’ajouter . "On est un peu pessimiste pour l’instant. Dans notre situation, on se demande comment faire pour gagner une rencontre. Il est impératif d’arrêter cette spirale négative avant la trêve. Pour y parvenir, il faut, dans un premier temps, se montrer fort mentalement."

Que de travail pour Philippe Caserini, le T1 local. "Le coach est performant en ce qui concerne l’approche mentale, il est toujours là pour motiver le groupe. La discipline est respectée et tout le monde se donne à l’entraînement. Le déclic, lui, doit venir des joueurs."

Ou d’un élément… extérieur ? "On s’exerce durant la semaine sur notre synthétique avant d’évoluer sur herbe le week-end. Ce dimanche, on va jouer, pour la première fois sur notre synthétique. On essaye de se mettre dans les meilleures conditions possibles pour se relancer…"