Depuis plusieurs mois, le groupe louviérois se fait remarquer sur les courses hennuyères et en dehors de la province de Hainaut

Alexandre Lucion, Nathalie Lecat, John Smet ou encore Christian Nemeth, pour ne citer que ces quatre-là, pointent régulièrement à la première place des courses sur lesquelles ils s'inscrivent.

Leur point commun se nomme Ruddy Walem. L'ancien athlète de haut niveau qui a enfilé son costume d'entraineur a en effet construit sa team Ruddy Walem à l'Aclo et la méthode Walem semble fonctionner sur sa vingtaine d'adeptes.

Depuis le printemps, ses coureurs n'ont eu de cesse de progresser et d'améliorer leur chrono tout en enchainant les victoires. La barre des 100 a d'ailleurs été franchie il y a quelques jours. De quoi célébrer ça au Tivoli ce mercredi en sortant le champagne et en confectionnant une banderole spéciale.

"Ces victoires s'expliquent par l'émulation qui s'est créée au sein du groupe", lance fiérement Ruddy. "Comme moi, je l'avais connu avec Vincent Rousseau de mon temps. Ce sont aussi des gens sérieux, ils s'auto-stimulent. Moi, je ne fais que repèrer les forces et je les emboite ensuite. La progression est alors inévitable. Surtout lorsqu'on passe de 2 entrainements à 5-6 par semaines et qu'on triple les kilomètres à l'entrainement."


"Ruddy a changé ma vie"


Le statut d'ancien champion international de Ruddy Walem a été l'un des atouts pour avoir un groupe de qualité. Mais si le Louviérois ne veut pas tirer la lumière sur sa personne, ses athlètes savent un peu ce qu'ils doivent à leur entraineur. "Il tient compte de chaque personne avec un programme adapté", lance l'un d'eux.

Noemy est l'un des derniers arrivés dans la bande et il a aussi vu son travail finir par payer. "Ruddy a changé ma vie", rigole le gars d'Haine-Saint-Paul. "M'entrainer à La Louvière avec Ruddy, c'était le moteur pour que je vienne ici. J'ai commencé en 2015 à courir et là, en six mois, je suis passé de 4:30 à 3:50. On a des entrainements quotidiens et on a de bons conseils."


L'Aclo en plein boom


Ruddy Walem n'est évidemment pas le seul entraineur à l'Aclo et il gère son groupe comme Jean-Luc De Sutter le fait de son côté. "C'est clair que nous avions besoin d'un deuxième entraineur vu le nombre d'athlètes", explique Christian Scarniet, le président louviérois qui doit aussi se féliciter du nombre de jeunes. "On a connu un boom", explique l'une des entraineurs chez les jeunes. "Malheureusement, nous avons dû placer certains enfants sur liste d'attente au grand dam des parents alors que la saison d'hiver va bientôt commencer."