Huitième, l’équipe de Amaury Marion est devenue un outsider en puissance.

Huitième de la Top Division Men 1 avec cinq succès, le Royal IV Brussels est chaudement emmitouflé à la mi-classement, à deux rencontres de la fin du premier tour. Une position que n’attendaient pas nécessairement les observateurs. "Avant que la saison ne commence, au mois d’août, un site sportif avait produit une sorte de projection. Nous étions derniers au ranking", se remémore Amaury Marion.

"Avec le coach Nicolas Joostens qui est toujours resté positif, on s’est dit qu’on n’allait pas trop s’agiter. On allait bosser dans notre coin et jouer notre jeu." L’équipe avait aussi changé : "C’est vrai qu’avec le départ de Enobakhare et Hall, ce sont deux gros morceaux du team qui s’en sont allés. Mais on a gagné en consistance et en esprit d’équipe. Cela s’est vu d’entrée en préparation, où on a vu de bonnes choses."

Le début de championnat donnera raison aux Bruxellois qui réaliseront un 2/3 prometteur (et en déplacement) avec des succès à Melsele et Oxaco, qui campent aujourd’hui dans le trio de tête. Moins fort sur le papier que la saison dernière, la version 2018-19 du RIV se montre bien plus altruiste. "Il y a plus de circulation de balle qu’avant et donc naturellement, plus d’actions collectives." Le bon démarrage en championnat et le joli parcours en Coupe de Belgique ont aussi apporté de la sérénité à l’ensemble bruxellois.

Pour Amaury Marion , l’avenir a de quoi être prometteur : "Notre premier tour était hyper-défavorable avec de nombreux déplacements. Mais on a su gérer. On aura 9 matchs à la maison au second tour, donc a priori on devrait faire mieux. Notre plus gros ennemi, c’est nous-mêmes. On est capables de très bien jouer dix minutes et puis de retomber dans nos travers. Cela nous est arrivé quelques fois cette saison. Après, on essaye de revenir et ça nous coûte des points", conclut Amaury Marion.