Le Namurois a remporté deux des trois trails programmés sur le week-end, dont l’épreuve nocturne

Le Raid du BW, après une absence en 2017, était de retour ce week-end, avec une nouvelle équipe organisatrice. "Un ami m’avait conseillé de participer au Trail du Brabant wallon, parce que je possède une bonne récupération, et il ne s’est pas trompé. J’ai tendance à perdre du temps quand le parcours est très technique et ce n’était heureusement pas trop le cas", avance Sébastien Mahia.

Vainqueur du premier trail de 30 kilomètres, il a ensuite enchaîné, le soir même, par 16 kilomètres, dans l’obscurité.

"J’ai déjà participé à une telle épreuve de nuit auparavant et ce n’était à nouveau pas trop technique. Sauf que sur la fin, l’organisateur nous a fait aller un peu dans tous les sens, comme pour un cross."

Également premier de cette manche, le boulimique, comme on le surnomme, a terminé à la deuxième place du troisième trail, le lendemain. "Il se déroulait dans le bois des Rêves, le décor était magnifique. Le début était très technique, je ne faisais même pas partie du Top 10. Puis c’est devenu plus roulant et j’ai pu remonter tout le peloton et terminer à la deuxième place."

Vainqueur général, le Namurois, qui cumule les victoires sur tous les terrains depuis plusieurs années, a donc été battu dans la troisième épreuve. "Mais je n’ai pas pris part aux courses de la veille. Je trouvais le trail du dimanche vraiment très chouette, assez technique, avec les racines à éviter. Le parcours était très vallonné, avec des montées et de longues descentes. Ça me convenait bien", précise Simon Delahaye, qui a remporté le trail de 12 kilomètres et la corrida de 8,4 kilomètres, l’après-midi.

Dans la partie plus décalée, mais néanmoins physique, du Raid BW, c’est le duo composé d’Eric Schaefer et Michael Saublens qui a remporté la compétition.

"C’était vraiment dans l’esprit que nous recherchions, avec un dépassement de soi mais dans la bonne humeur. Les participants pouvaient récupérer des minutes en participant à des bonus, en prenant le risque de perdre aussi du temps s’ils ne réussissaient pas les épreuves. Puis ils ont pris part à des exercices d’agilité ou encore à des challenges dans l’esprit intervillage. Les gens ont adoré", avance Laurent Saublens, l’organisateur.


"Deux jours incroyables"


Laurent Saublens, à la tête du Raid BW nouvelle mouture, était déçu du nombre de participants, mais certainement pas de l’organisation. Car, il faut l’avouer, il n’y a pas eu de succès populaire pour le retour du Raid BW, ce qui laisse un petit goût amer à l’organisateur.

"Je suis un peu déçu de ne pas avoir pu attirer les personnes que je côtoie tous les week-ends. Mais ce fut deux journées incroyables, avec pas moins de 14 courses en 27 heures. C’est formidable d’avoir pu organiser tout ça, avec des personnes qui se sont coupées en trois, voire en quatre", affirme Laurent Saublens.

Le responsable des Blancs Gilets est néanmoins déterminé à poursuivre l’aventure. "Il y aura une édition 2019 du Raid BW, car nous voulons faire grandir cette épreuve. On tâchera de mieux communiquer, car les gens n’ont probablement pas bien compris. Il y avait des courses pour tous les goûts. Ce fut même spectaculaire, avec la nocturne. On voyait comme des lucioles qui bougeaient dans la nuit…"