Ils étaient plus de 1.640 traileurs à prendre part au désormais incontournable rendez-vous du BW

À Villers-la-Ville, outre les ruines qui attirent de nombreux visiteurs, les bois voisins sont également au centre de beaucoup d’intérêts. Pour les promenades, bien sûr, mais aussi pour les événements sportifs qui, systématiquement, attirent énormément de monde ! Le trail de l’Abbaye n’échappe pas à la règle puisqu’ils étaient plus de 1.640 participants à s’élancer du cadre exceptionnel des ruines. Un record !

Quatre imposants pelotons, correspondant à autant de distances proposées aux traileurs : 5, 10, 17 ou 30 kilomètres, selon les envies et surtout, les capacités. Car autant l’écrire tout de suite, Villers-la-Ville, c’est vallonné ! 

"J’adore le parcours, indique Anita Grandmont qui connaît particulièrement bien la région . Avec la section trail de JCPMF Genappe, on vient souvent courir dans le bois de Villers. Je connais les sentiers mais je ne me lasse pas d’y revenir encore et encore. Cette année, le tracé de 17 kilomètres était quasi identique à l’édition précédente à l’exception du final. Alors que je pensais pouvoir rentrer tranquillement en descendant les pavés de la rue de l’Enfer, on a eu droit à une petite surprise de la part des organisateurs… Une montée bien raide où il fallait se hisser au sommet grâce à une corde. Et puis, ces escaliers pour redescendre sur le site des ruines… Quelle vue depuis là-haut. Magique ! Je reviendrai l’an prochain…"

Et c’est vrai que la vue valait le détour. Mais certains participants n’avaient plus trop la fraîcheur pour apprécier. Plusieurs traileurs ont terminé la course sur les rotules, voire en mode cool, après avoir surestimé leur condition, ou en étant tout bonnement "cuits’. Un mauvais jour, c’est ce qui est arrivé à Sébastien Mahia, pourtant habitué des performances, mais qui, à Villers, s’est contenté d’une quatrième place acquise non sans avoir tout donné… du moins ce qu’il avait dans les jambes. Et à voir sa tête, on devine toute l’impuissance de faire mieux. Mais le Namurois s’en remettra et ne se privera pas de rapidement remettre les pendules à l’heure quelques instants plus tard, puisque le boulimique ne se contente pas d’une seule épreuve par jour !