Une cinquième et une septième places : tel est le bilan chiffré des Belges.

Une cinquième place pour Charline Van Snick, en -52 kg, et une septième pour Matthias Casse, en -81 kg, tel est donc le bilan chiffré des Belges au Mondial de Bakou, archi-dominé par les Japonais. Seule Charline est parvenue à combattre pour une médaille, de bronze, dont la Liégeoise a été privée par la Française Buchard, montée un an avant elle en -52 kg. Si elle n’a pu concrétiser, cette fois, en montant sur le podium, elle s’est installée dans le Top 10. Aucun doute : Charline décrochera des médailles !

Matthias Casse aussi… À 21 ans, pour son premier Mondial, l’Anversois n’est tombé que face aux champions du monde en -81 kg, celui de 2018, l’Iranien Mollaei, et celui de 2017, l’Allemand Wieczerzak. Auparavant, il a montré tout son talent. S’il ne figure pas au palmarès, Sami Chouchi le doit au Japonais Fujiwara, vice-champion du monde, à… 20 ans ! Mais le Bruxellois sait que, comme Matthias, son tour viendra. Avec Toma Nikiforov (-100 kg), blessé et opéré, Van Snick, Casse et Chouchi constituent les plus sérieux espoirs belges de médaille sur le plan mondial, voire olympique.

Derrière, certains déçoivent… À commencer par Dirk Van Tichelt, en -73 kg, qui n’est plus que l’ombre du judoka explosif qu’il était. En l’absence de Joachim Bottieau, non- sélectionné en -90 kg, Kenneth Van Gansbeke était, avec Dirk et Charline, notre judoka le plus expérimenté. Mais il a failli en -66 kg.

Pour le reste, il serait malvenu de jeter la pierre à ceux dont Bakou 2018 était le premier Mondial, surtout à cette génération 1997 encore trop juste à ce niveau. Jorre Verstraeten, Mina Libeer, Gabriella Willems et Sophie Berger se sont inclinés face à des judokas du Top 15. Pareil pour Anne-Sophie Jura en -48 kg, plus âgée (26 ans), mais dont c’était aussi le baptême du feu. Anne-So est tombée sur une adversaire coriace, la Portugaise Costa.