L’ancien n° 1 mondial, curieusement passif, serait-il allergique à la Ryder Cup ?

Sur les fairways et dans les coulisses de cette Ryder Cup, il est l’objet de tous les regards et de toutes les conversations. Tiger Woods is back . Et c’est toute la planète golf qui, soudain, s’embrase. Voici deux mois encore, il était prévu qu’il officie, à Paris, comme adjoint du capitaine US Jim Furyk. Pour services rendus. Mais c’est dans le rôle de joueur que le héros black des greens a finalement été sélectionné. Et pour cause : il vient de signer plusieurs performances exceptionnelles, dont une victoire au Tour Championship . "Certains m’ont soutenu dans les moments difficiles mais d’autres ont douté que je puisse encore gagner. Je remercie ceux qui y ont cru", dit-il, un zeste d’ironie dans la voix.

Hier, au Golf National, le Tigre n’était pas dans son meilleur jour. Il n’a joué que le fourballs du matin, associé à Patrick Reed. El il l’a perdu face à la paire formée par Francesco Molinari et Tommy Fleetwood, deux chirurgiens des greens. Après des birdies exceptionnels au 2 et au 3, il a baissé de régime. Mais le public n’avait d’yeux que pour lui. Sur chaque trou, il a suscité la même ferveur avec, en fond, des milliers de smartphones s’allumant pour immortaliser le moment.

Woods est bien davantage qu’un champion de golf. C’est une star, une idole, une icône. C’est une marque. En termes de notoriété planétaire, il défie Coca-Cola. Tout le monde le connaît, de New York à Tokyo, en passant par Paris. Les audiences télé s’envolent à chacune de ses apparitions. Les sponsors lui déroulent le tapis rouge. Jamais un champion n’a sans doute autant influencé le business d’un sport.

Mais, bizarrement, la Ryder Cup ne lui réussit guère. C’est comme s’il faisait une allergie. Il a concédé, hier, sa 18e défaite (pour seulement 13 victoires). On le sentait usé mentalement. Mais il ne faut pas savoir lire dans les lignes des greens de L’Albatros pour deviner qu’il réagira dès ce samedi, lors de la deuxième journée de double. L’homme s’est juré de vaincre le signe indien à Paris. Distancée après la première journée, l’Amérique a plus que jamais besoin d’un champion habitué aux résurrections !