Le Nivellois lorgne sur la catégorie-reine du rallycross après s'être battu jusqu'au bout pour le titre dans son antichambre.

En débarquant en Afrique du Sud pour la finale des RX2 Series, Guillaume De Ridder savait qu'il devait espérer une énorme contre-performance de son rival et équipier Oliver Eriksson pour décrocher le titre. Malheureusement, ses derniers espoirs étaient douchés lors des demi-finales quand sa voiture refusait tout service sur la ligne de départ, la faute à une panne d'ECU. "C'est dommage parce que j'avais signé la pole dans ma demi-finale", nous a confié le Nivellois. "Si je remportais ma demi-finale, je m'élançais en pole pour la finale. Je n'avais rien à perdre sachant qu'avec 14 points de retard sur Oliver, il aurait fallu qu'il vive un week-end 'sans' pour que je sois champion."

Le fer de lance de Zélos était finalement vaincu avec les honneurs mais ce qui ne l'empêche pas de tirer un bilan satisfaisant de sa deuxième campagne en RX2. "Comme tous les compétiteurs, je visais le titre en début d'année", souligne-t-il. "Ce fut néanmoins une année ultra-positive où j'ai pu montrer que j'avais fait de réels progrès par rapport à 2017. J'ai appris à beaucoup mieux gérer mes courses notamment et j'ai su me faire remarquer. Sachant que j'ai quand même abandonné trois fois à cause de problèmes mécaniques sur sept meetings, terminer vice-champion est très satisfaisant."

Et pour 2019, l'ami De Ridder compte bien monter d'un pallier pour se frotter aux as du rallycross. "Rien n'est encore figé mais avec le soutien de Zélos, je veux idéalement monter dans la catégorie Supercar qui a réuni Loeb, Solberg et bien d'autres cette année. J'estime que le temps est venu pour moi de monter en puissance. Je veux courir en World RX et parfaire mon apprentissage de la série. Si je reste une troisième année en RX2, ce sera considéré comme un statu quo et les gens trouveront cela normal si je suis champion."

Gageons que Guillaume ne sera de retour au pays tout de suite puisqu'il sera dès mercredi au turbin chez Renault F1 à Viry-Châtillon où il officie comme ingénieur. Il y en a qui n'arrêtent donc jamais...