Le Belge sait ce qu'il veut faire l'année prochaine: "J'ai pas mal d'offres en dehors de la F1. Je veux faire des courses!"

Battu à deux reprises ce vendredi à Sotchi par son équipier, Lando Norris le matin puis Fernando Alonso dans l'après-midi, Stoffel Vandoorne, antépénultième lors de la seconde séance libre sait qu'il va encore vivre un week-end difficile.

"On a essayé pas mal de choses différentes aujourd'hui et on a été assez surpris de constater que les pneus se dégradaient assez vite sur les longs relais," explique le pilote McLaren. "Néanmoins, je pense que l'on restera sur une stratégie à un arrêt car il est difficile de doubler sur ce circuit où il se passe rarement beaucoup de choses."

La qualification de ce samedi s'annonce donc très importante: "En effet. On va essayer de rester au moins devant les Williams. Avec cinq pilotes au moins renvoyés en fond de grille, cela me mettrait déjà 13e sur la grille. Après, un bon départ et un accident dans le premier virage et de là on peut espérer entrer dans les points."

Mais ce sera dur tout de même comme lors des six derniers GP de notre pilote pour McLaren et sans doute en F1. "Je n'ai vraiment pas vécu le scénario espéré quand je suis arrivé chez McLaren. On n'a pas eu les résultats que l'on voulait ces deux dernières années, mais je ne peux plus rien y changer. Alors je vais essayer tout de même de profiter de ces six dernières courses de l'année. De quitter McLaren sur une note positive. Je me suis fait beaucoup d'amis ici et je voudrais donner des regrets à certains."

A 26 ans, après deux ans à peine dans la discipline, Stoffel entame trop tôt sa tournée d'adieux: "Mes chances de rouler encore en F1 en 2019 sont minimes. Il faudrait un miracle. Mais on ne sait jamais pour le futur. J'aimerais bien avoir un jour une seconde chance dans un meilleur contexte. 

Je garde le sentiment que je mérite ma place ici. Donnez moi une bonne monoplace et je prouverai que je suis toujours capable de gagner des courses."
En attendant, il devra sans doute le faire dans d'autres catégories: "Il n'y a pas que la F1. J'ai reçu pas mal d'offres dans d'autres disciplines: le WEC, l'Indy et la Formula E. A moi de trouver le meilleur environnement, d'évaluer au mieux les différentes options. Mais dans ma tête, c'est très clair: Je sais ce que je veux faire..."

On se dirigerait vers la Formula E avec Mercedes? "Rien n'est encore décidé, mais la formule électrique est une possibilité effectivement. C'est un championnat en plein développement, avec beaucoup de constructeurs, et Mercedes est une très belle marque."

L'annonce du contrat en Formula E pourrait être faite le 8 octobre lors de la présentation du team. "Ma priorité en tout cas est de toujours disputer des courses."
Voilà qui écarte à priori la piste de pilote d'essais Ferrari.

Un championnat professionnel en plein essor, un statut de pilote payé par un constructeur également impliqué en F1, même si ce n'est sûrement pas la voie dont il avait rêvé voici deux ans à peine et si l'on n'a encore jamais vu un pilote de Formula E rebondir en F1, c'est sûrement aujourd'hui la meilleure alternative pour notre compatriote.