Le Belge s’élancera depuis la 19e position ce dimanche à Suzuka

C’est Honda qui doit bien rire. Au cours des trois dernières éditions du Grand Prix du, les cerveaux (très peu) pensants de McLaren ne s’étaient pas gêné à administrer d’humiliantes remarques au motoriste nippon qui joue sur ses terres. Les monoplaces de Woking ont plus que jamais fait peine à voir lors des qualifications et les deux MCL33 auraient assurément occupé la dernière ligne si Marcus Ericsson ne s’était pas crashé en Q1.

Point de salut dès lors pour Stoffel Vandoorne, qui a réalisé le 19e temps, à quatre dixièmes de son équipier Fernando Alonso. Le Belge ne peut constater les dégâts et on se dit qu’il rêve intimement de se débarrasser de cette monoplace orange plus asthmatique que jamais. « Être qualifié en dernière ligne démontre notre retard abyssal », constate Stoffel, amer. « C’est tout sauf une surprise car nous sommes hors du coup depuis le début du week-end. Nous savions pertinemment que nous ne progresserions jamais en vue des qualifications. Et cela s’est confirmé ce samedi. »

« J’espère que nous serons mieux en course », ajoute le Coutraisien. « C’est un circuit où il est difficile de dépasser, donc on ne peut qu’attendre que la course se décante afin d’en profiter. Ce serait bien s’il faisait un peu plus chaud en course car cela forcerait la dégradation des pneus. Nous avons été bons dans les courses à température élevée. La gestion des pneus pourrait être capitale et la stratégie pourrait faire une différence. »

La question de ce Grand Prix du Japon vis-à-vis de Vandoorne est non pas s’il retrouvera le chemin des points mais s’il ne finira pas dernier, saboté par une écurie McLaren plus pathétique que jamais. Grandeur et décadence…